‹ La Pacification de La Cote d'Ivoire 1908-1915; méthodes et résultatsChapitre 21 sur 33 · CHAPITRE V Sanctions · texte numérisé non relu

CHAPITRE V Sanctions

Il n'y a qu'une manière de finir les questions d'insoumis, c'est de les finir complètement. Toute demi -mesure, toute solution bâtarde, tout compromis, aboutissent fatalement, un jour ou l'autre, à un recommencement.

((icnéral Lyautey. Pacification du sud de Madagascar).

L'insuccès de la pénétration de la Côte d'Ivoire jusqu'en 1908, attesté par l'insuffisance et la précarité des résultats obtenus, était dû, ainsi que je l'ai exposé au chapitre II du titre I, à la méconnaissance des principes qui doivent diriger toute conquête coloniale — méthode rigoureuse, occupation définitive du terrain conquis, etc. — et aussi, à l'absence ou à l'insignifiance de sanctions appropriées, seules susceptibles d'empêcher le retour de la rébellion, et, partant, d'éviter de nouveaux combats, d'épargner d'autres vies humaines ainsi que la perte d'intérêts matériels plus considérables.

Quels doivent être les caractères de ces sanctions ?

Toute conquête coloniale doit avoir pour règle l'économie des efforts — l'on a vu au chapitre III, qui traite des effectifs et des dépenses qu'a exigées la pacification, combien l'action poursuivie à la Côte d'Ivoire fut peu onéreuse^ — et également celle des sacrifices que subira le vaincu. Toute destruction de vies ou de biens matériels, si elle n'est pas strictement indispensable, est — sans parler du côté moral de la question qui n'est pas négligeable — une faute lourde : le conquérant

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détruit en effet son propre bien. Les vies humaines supprimées comme Les biens détruits sont le capital de premier établissement de la future colonisation.

Que <lcs indigènes soient tues dans le combat, c'est inévitable et même nécessaire, sinon La victoire serait sans lendemain parce que la bataille aurait été sans périls ; mais j'ai formellement interdit les exécutions après coup, même de gens pris les armes à la main sauf dans deux ou trois cas — lors de la répression des Abbeys notamment et parce qu'il fallait empêcher, par des actes énergiques, de nouveaux attentats, notamment contre la voie ferrée.

« Casser » un village ne signifie rien, tant ces agglomérations sont vite reconstruites. D'ailleurs, c'étaient souvent les rebelles eux-mêmes qui, faisant le vide devant nous, brûlaient leurs campements.

Mais les destructions matérielles, quand elles sont indispensables, ne doivent porter que sur les récoltes annuelles, et non point sur les arbres à croissance lente. Il est parfois opportun, pour bâter, décider la soumission, de détruire les plantations de cultures vivrières ; les rebelles, inquiets du lendemain, sont amenés a demander plus vite l'aman ; mais il serait criminel — et on s'en abstint toujours — de raser des palmeraies par exemple.

Il n'est point toujours facile d'obtenir cette modération dans la répression. « La destruction, a dit judicieusement Jules Harmand (1), est un instinct naturel à L'homme de guerre;

-i une manifestation de sa - volonté de puissance » et il est difficile de L'empêcher. Il faut n'avoir jamais fait la guerre pour ne |»as le comprendre. Mais s'il est exact (pie la grande vertu de la discipline militaire consiste à « dominer les réflexes • Gustave Le Bon), la faculté de préservation est la première des qualités (Yywir troupe coloniale, et l'officier le plus méritant et le pins habile est celui qui saura le mieux 1 imposer

l il,-, ue Hleue des 10-^3 juillet 1910.

Mais en dehors des sanctions qui interviennent pendant les opérations, il en est d'autres qui ne sont fixées qu'après la victoire, et comme conditions de la soumission; elles sont indispensables et doivent être adéquates à la mentalité de nos sujets. Je les ai prescrites, presque dès mon arrivée, au fur et à mesure que m'apparaissaient plus nettement le but à atteindre et les obstacles à surmonter.

En juillet 1909, mon opinion était faite, ma décision prise, et j'y persistai, inflexiblement, en dépit des critiques et des oppositions, jusqu'à l'achèvement de la pacification. Mis de nouveau en présence d'une situation identique, je n'hésiterais pas à appliquer la même méthode, car, seule, elle peut assurer à la colonie une tranquillité absolue et définitive, quels que soient les événements.

La guerre actuelle est venue apporter à cette opinion la plus éclatante des confirmations.

Ces sanctions, les voici énumérées ci-dessous, à la fois dans l'ordre de leur importance et dans celui de leur exigence.

Reddition intégrale des fusils.

Arrestation et internement hors de la Colonie des chefs et féticheurs coupables d'avoir fomenté la révolte.

Paiement d'une amende de guerre.

Acceptation de l'impôt annuel, du portage et des prestations, ouverture de routes et pistes.

Destruction des campements et groupement en villages.

Je les examinerai successivement et en détail, mais je tiens à dire de suite que la plus dure, celle que les rebelles, vaincus, acceptaient le plus malaisément, parce qu'ils en sentaient l'efficacité^ c'est le désarmement. Combien de fois ai-je entendu, dans les palabres de soumission, l'indigène éluder obstiné • ment, avec des ruses de paysan, la question des fusils, et offrir de payer amendes de guerre et impôt. L'amende ne le gênait pas, car en général il avait des réserves d'or ou d'argent; l'impôt, on le paierait une fois et ensuite on verrait ; mais le fusil !

Il ne serai! plus un homme, s il n'avait un et même deux fusils. Il Lui apparaissait qu'en Le perdant, il subissait une sorte de tstration » qui lui était encore plus insupportable que l'idée de ne plus pouvoir se rebeller à nouveau.

C'esl aussi la sanction la plus efficace; à elle seule, elle \auf toutes les autres; et si l'amende de guerre, les internements ne pouvaient être imposés, si l'impôt n'existait pas, si le portai. c était inutile, il suffirait, pour obtenir une tranquillité définitive, du désarmement.

§ 1 . — Le Désarmement.

Historique de la question : arrêté Lemaire, thèse Binger, théorie Roberdeau. — Liberté presque absolue en fait du commerce de la poudre et des fusils ; plus de 150.000 fusils introduits.

Graves dangers, nécessité de mesures radicales.

Mesures préparatoires : contrôle des armes, taxe sur les fusils, limitation des quantités de poudre consommées.

Circulaire et arrêté du 21 août 1908. — Désarmement, mesures d'application. — Répression de la contrebande.

Mesures bienveillantes : octroi d'armes perfectionnées à des indigènes sûrs. — Réglementation définitive des armes et munitions. — Résultats du désarmement. — Critiques (injustice du retrait des armes, équité du remboursement de la taxe et de la valeur de l'arme, etc). — Leur réfutation.

Correspondance avec l'Union Coloniale. — Destruction des bêtes fauves.

Le désarmement est la seule sanction absolument complète et efficace de la pacification d'un pays. Nous n'occupons jamais nos colonies qu'avec des effectifs infimes par rapport au chiffre de la population, et le but à se proposer contaminent doit être de les réduire de plus en plus afin de diminuer les charges financières que représentent les corps d'occupation.

Quels que soient les résultats obtenus au point de vue de la complète matérielle et morale des indigènes, quel que soii leur degré de soumission, si complète que paraisse l'adhésion de leurs chefs, il ne faut pas se faire l'illusion

que notre domination leur soit agréable. S'il est permis d'espérer que l'évolution ultérieure de leur état social, la diffusion des besoins issus de notre civilisation, la disparition des générations qui ont connu l'indépendance, pourront y amener une acceptation complète et sans arrière pensée du régime que nous y avons importé, nous n'en sommes encore à ce point dans aucun de nos empires coloniaux.

Dans les conditions actuelles, laisser leurs armes aux mains de ces populations si nombreuses en face de nos faibles unités, c'est leur laisser la tentation permanente du soulèvement. Il faut donc, de toute nécessité, aboutir au désarmement.

11 est très probable que certains de ces groupes chercheront un jour à se reprendre. L'essentiel est de ne pas leur en faciliter l'occasion et de leur enlever autant que possible leurs moyens d'action.

Le pas le plus important qui ait été fait dans cette voie a été de leur imposer le désarmement, qui doit être poursuivi avec une fermeté absolue, en même temps qu'une surveillance étroite sera exercée sur les côtes pour empêcher l'introduction de la poudre.

Pour faciliter le désarmement et lui donner le plus d'efficacité possible, il y a généralement deux étapes à marquer.

Aussitôt l'occupation d'un pays acquise, on y impose le contrôle des armes. Elles sont laissées aux mains des habitants, chacun d'eux doit les présenter au cheflieu du secteur où elles sont inscrites et reçoivent une marque; c'est là une mesure de simple! police que les habitants comprennent et acceptent généralement. Il ne faut, du reste, pas avoir l'illusion de croire qu'ils les apportent toutes à ce contrôle ; mais de gré ou de force ils en apportent de beaucoup le plus grand nombre. Le jour où peut s'effectuer le désarmement intégral, l'opération commence par le retrait de toutes les armes contrôlées ; il est alors beaucoup plus facile de procéder à la recherche des armes dissimulées.

La progression à suivre est donc celle-ci :

\o Profiter du succès de tout coup de force, de toute opération ayant réussi pour se faire remettre par les vaincus le plus d'armes possible. Ceci c'est la conséquence de l'opération de guerre, c'est la reddition des armes, sanction, dans tous les pays, de toute reddition de troupes;

2o Exiger de ceux qui nous ont prêté leur concours et de tous ceux qui nous sont restés fidèles de faire marquer leurs armes comme il a été dit plus liant :

3^ Faire comprendre peu à peu à ces derniers que leurs voisins ayant été mis hors d'étatde nuire, ilsn'ont plusbesoin de leurs armes et arriver au désarmement intégral.

(Général Lyautey, Pacification du sud de Madagctscar).

La question n'était pas nouvelle, sinon sous cette forme radical»', du moins sous celle, plus modeste, de l'interdiction d'introduction des armes et des munitions.

Dès le début de l'occupation de la Côte d'Ivoire, les autorites. tant civiles que militaires, firent tous leurs efforts pour réglementer, d'une manière efficace, la détention désarmes à feu et d<s munitions en un pays où, plus que partout ailleurs, retendue et L'épaisseur des forêts rendaient la pénétration des Européens dangereuse, Kn 1894, e'est M. Lemaire, alors gouverneur l>. i. qui, par arrêté du *23 septembre pris par application du décrel du 10 mars 1893, arrêté ratifié par Le Département, prohibait L'introduction des fusils dans la colonie et subordonnait h- port et L'usage <l<' ceux en dépôt dans les magasins de commerce ;i lu déih rancë d'un permis.

Gel arrêté, annulé le M) mars lcS(.>."> pur M. Binger ■ — ce dernier estimait, à l'époque, le pays entièrement pacifié et déclarait -ni surplus que le commerce local perdrait .'W0.000 francs par an si l'interdiction de vente de La poudre e1 des armes était maintenu fui d'abord repris Le 1 octobre 1899 par M. Capest, qui ne le rendit exécutoire d'ailleurs qu'à une partie seulement

de la Côte d' Ivoire, au Baoulé, alors en pleine effervescence, puis par M. Roberdeau, en avril 1900.

Deux années plus tard, le 8 mars 1902, ce dernier, sollicité par les commerçants de la colonie, von Lut revenir sur sa première décision.

11 prépara un projet d'arrêté pour rendre libre la vente de la poudre et des armes de traite, projet duquel j'extrais ce passage :

« Une tonne, à 10 grammes par charge, représente 100.000 coups de fusil; chaque peuplade en guerre aura toujours facilement ses deux ou trois tonnes de poudre, grâce à la fraude, et malgré la prohibition. Or, si elle a les deux ou trois tonnes utiles et dangereuses pour nous, que peuvent nous faire les centaines de tonnes en surplus? Evidemment rien ».

Raisonnement admirable que je n'ai pu résister au désir de rapporter.

Le général Houry, alors Commandant Supérieur des troupes de l'Afrique Occidentale Française, dans une lettre qu'il adressa le 30 juin 1900 au Gouverneur Général, s'éleva vivement contre cette singulière manière de voir et provoqua l'envoi au Lieutenant-Gouverneur Roberdeau d'une note dans laquelle M. Guy, alors Gouverneur Général par intérim, invita ce dernier à s'expliquer.

M. Roberdeau exposa sa thèse, lit valoir que les finances delà colonie perdraient, avec le maintien des prescriptions prohibitives, 210.000 francs par an (300 tonnes à 700 francs la tonne), que le commerce local perdait lui-même 1.050.000 fr. mais son projet, fort heureusement, ue sortit point de son bureau.

Puis s'écoula une période durant laquelle le gouvernement local rapporta ou rétablit, suivant les circonstances les mesures prises en 1891 par M. Lcmaire — arrêtés du fi juin 1903, 30 juillet 1905, et 20 juillet 1908.

Avant d'entrer dans l'examen de mes décisions, je crois utile de citer certains fragments de lettres officielles se rapportant étroitement à la question.

En 1906, les commerçants de la colonie, auxquels la régie-

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mentation rigoureuse considérée avait causé un assez sérieux préjudice, parsuite <lo L'impossibilité dans laquelle ils s'étaient trouvés de vendre poudre el fusils, adressèrent au Gouvernement Général de L'Afrique Occidentale Française une pétition pour obtenir L'abolition d'un régime aussi fâcheux pour eux.

Le Gouverneur Général demanda aussitôt l'avis du Lieutenant-Gouverneur de La Cote d'Ivoire p. i. qui, dans une lettre du Ier août 1906, répondit de la façon suivante :

« Vousavezbien voulu me demander mon avis sur la suite qu'il convenait de donner à la pétition des commerçants de la Côte d'Ivoire au sujet de la vente de la poudre. Par ma lettre du 29 janvier dernier, j'avais eu L'honneur de vous exposer tout le bien qu'on pouvait espérer des prescriptionsde l'arrêté du 9 juillet I90o, et j'ajoutais qu'on devait vraisemblablement attribuer à ces sages mesures la situation paisible de la colonie. Je disais encore que certains administrateurs n'avaient pas saisi toute l'importance de celle mesure et que, voulant récompenser l'attitude soumis»' de certains de leurs administrés et surtout dans le but d'activer les relations commerciales, ils avaient autorisé la vente de quantités de poudre plus considérables qu'il n'était sage de le faire.

« Je savais en effet, par des rapports du Baoulé, qu'une partie de cette poudre était transportée dans ce cercle et les contrées voisines où elle est achetée à un prix extrêmement élevé.

« J'ai donc invité ces administrateurs à appliquer plus strictement l'arrêté du 9 juillet 1905 et j'ai cherché à leur faire comprendre qu'en donnant trop de poudre, ils entravaient la pacification des contrées demeurées inoccupées. . .

« En définitive, on ne saurait donc accueillir la réclamation des commerçants. Pour limitée qu'elle soit, la vente de la poudre n'en constitue pas moins un réel danger. El puis on se demande, devant les énormes approvisionnements du commerce, si les maisons, ayant eu vent de la réglementation projetée, n'ont pas fait venir un stock de poudre considérable dans l'espoir de l'écouler rapidement. Le commerce aurait voulu cire prévenu, mais j'ai la conviction que s'il l'avait été officiellement, à moins que l'importation n'ait été interdite, le stock n'aurait pas été moindre.

Unsi que je vous en ai rendu compte, la vente de la poudre a cessé à la GoldCoast, ou le gouvernement avait dû céder un moment aux vives réclamations du commerce. Nous sommes donc tranquilles de ce côté, mais il n'en est pas de même, et je l'ai déjà signalé, wrs le Libéria, et je crois aussi vers la Guinée française où il semblerait —j'ai peine à le croire — que nos populations de la région ouest de la Haute-Côte aient pu s'approvisionne! i

Le 26 janvier de la même année, dans une lettre adressée au Gouverneur Général, M. Nebout s'exprimait ainsi, quant aux doléances exprimées par les commerçants installés dans la colonie :

« Le Commerce de la Côte d'Ivoire voit sans satisfaction les mesures réglementant la vente de la poudre. Il n'apprécie que le profit immédiat, et les bienfaits des mesures dont les résultats sont encore un peu éloignés lui échappent. Et cependant l'ouverture au commerce. des contrées encore indépendantes augmentera, dans des proportions qui dépasseront de beaucoup les gains de la vente de la poudre, le mouvement des importations et des exportations. Le budget local verra aussi augmenter ses ressources par le paiement général de l'impôt » .

Ce langage, empreint de modération et de bon sens, est à rapprocher de celui de M. le Gouverneur Binger et de celui du Gouverneur Roberdeau — de M. Roberdeau seconde manière bien entendu.

Je ne fus donc pas le premier à me préoccuper de la question de l'introduction et de la circulation des armes à feu et de la poudre dans la colonie. D'autres administrateurs avant moi s'étaient efforcés de solutionner cetta question délicate, d'autres également avaient été touchés parles réclamations des commerçants de l'endroit, auxquels les arrêtés prohibitifs causaient un préjudice assez considérable.

Point n'est besoin que je rappelle les grosses difficultés rencontrées par nos troupes quand elles durent jDénétrer dans ces régions jusqu'alors fermées à toute influence européenne. L'examen de la situation me convainquit de la nécessité qu'il y avait de retirer aux indigènes des régions insoumises les moyens de poursuivre contre nous une lutte meurtrière, en les privant du droit cle détenir les armes à feu. Par une circulaire du 31 août 1908, j'avais déjà fixé à 500 grammes la quantité maximum de poudre à délivrer aux habitants possesseurs de fusils déclarés et taxés résidant dans les cercles non totalement pacifiés.

C'était encore insuffisant tant le nombre des armes en service

.•lait grand, tant 1rs stocks de poudre en réserve étaient consid érable s. el cela grâce à la contrebande qui s'opérait au nord, par Le Haut-Sénégal el Niger, au sud parla mer, à Test par la d'Or, à L'ouest par le Libéria, et grâce aussi aux cadeaux de poudre que tirent, pour pénétrer dans diverses régions, dos Administrateurs bien intentionnés mais mal avisés (1).

Bref j'en vins a considérer que les mesures prises successi- \rinriil étaienl insuffisantes, et je décidai d'aller plus loin encore dans la voie où mes prédécesseurs s'étaient engagés.

Le 20 juillet 1908 c'est-à-dire quelques semaines après mon arrivée, j'avais pris un arrêté établissant une taxe sur les armes à l'en détenues par les indigènes. Cet arrêté, dont L'intention véritable était plus politique que fiscale, — façon assez élégante de faire diminuer le nombre des armes en usage et de contrôler ceux qui les possédaient — demeura, un an après sa mise en vigueur, sans effet utile. Seules, les popula-

(1) Voici, à cet égard, quelques ehillïes intéressants : Etal des fusils à silex importés et déclarés et de la poudre introduite de 1899 à 1908 :

Années Knsils Poudre

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