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I. — Occupation du pays des Baras et des Tanalas

Le lieutenant Mouveaux avait occupé Iliosy (Ij, à 150 kilomètres au sud-ouest de Fianarantsoa, le 25 janvier 1897, avec un détachement de 6 soldats d'infanterie de marine et 50 miliciens betsileos.

Cette occupation fut le début du mouvement d'extension que le général Gallieni se proposait d'ordonner dans le sud de File, dès que les circonstances permettraient d'y envoyer des troupes régulières.

Le pays au sud du Hetsiléo est peuplé de tril)us pillardes, guerrières, sans cesse en lutte les unes contre les autres, s'unissant j)arfois pour aller razzier les villages betsileos; elles appartiennent aux familles Bams et Tanalas.

Enclievètrées les unes dans les autres, ces tribus habitent le haut pays, arrosé par les vallées supérieures des rivières appartenant aux versants de l'océan Indien et du canal de Mozand)i(pie. Lue forêt, de parcours excessivement difficile, sépare le pays des Baras et Tanalas de la [)rovince de Tarafangana. De rares sentiers la traversent.

(1) Voir .■luipitiv 1»^.

Les principales rivières du versant est sont : le Faraony (1), qui est accessible aux pirogues jusqu'à Sasinaka ; le Matitauana, avec son affluent la Renena ; le Mananara, qui, dans

liiditièue de P'arafaiigana.

la partie supérieure de son cours, s'appelle le Menarahaka, et qui reçoit Tlonaivo et l'Itomampy.

(1) Une société privée a fait l'étude d'une route et d'une voie ferrée devant relier Fianarantsoa à la mer par la vallée du Faraony.

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Yangaindrano se trouve un peu en amont de l'endjoucliure de la Mananara.

Le Manaml)ondro, l'Isondra, etc.

Les ])assins inférieurs de ces rivières sont très fertiles, et habités par une population tranquille et travailleuse (l), qui appartient aux races antaimoro et antaifasi/.

Farafangana, chef-lieu de la province du même nom, est un centre très important ; malheureusement, comme sur les autres points de cette côte, les dél)arquements y sont rendus très difficiles par la présence d'une « barre » assez dangereuse.

Sur le versant sud, la rivière Mandraré se jette dans la mer ; à l'ouest de Fort-Dauphin, elle sépare le pays des Antanosy de celui habité par les Antandroy et les Maliafaly.

Deux fleuves puissants vont se jeter dans le canal de Mozambique : le Mangoka et l'Onilaby.

Fianarantsoa se trouve dans le bassin supérieur du Mangoka, dont un affluent de gauclie passe à Ihosy.

L'Onilahy, qui se jette dans la baie de Saint-Augustin, en face Nossi-Yé, porte aussi dans sa partie supérieure le nom de Mangoka.

Les bassins de ces fleuves sont moins accidentés que ceux des rivières du versant oriental ; le pays est de parcours beaucoup plus facile, et l'on n'y rencontre point de grandes forêts. Entre la rivière d'ihosy et le haut Onilahy, s'étend le plateau désert de YHorombe.

Les hautes vallées des fleuves et rivières ([ui viennent d'être énumérés sont habitées par les tribus l)aras et tanalas.

(1) Les iiidigôiics iiuilcs do ciMlo pailic de l'ili' l'niijrriMil pciulant uiu' parlic tic l'aimée l't vont s'engager clicz les colons ou sur les chantiers île tra\ati\ pultlics do la côte orieidale, depuis Mananjary juscpi'à Diégo-Suarez.

Les plus importantes tribus baras sont :

Les Baras-Bé, qui habitent la vallée d'Ihosy et le pays de Ranohira, sur la route dlhosy à Tuléar;

Les Baras-Imamonos, à l'ouest du Malio, affluent de gauche du Mangoka, dans la province de Tuléar, chef-lieu Ankazoabo ;

Les lanfsaiïfsas, dont le centre est à Ivohibé (sud-est de Fianarantsoa), sur le chemin de Fianarantsoa à Farafangana ;

Les Vindas, sur le moyen Onilahy ;

Les Antaivondros, ou habitants, de l'Ivondro, nom donné au pays entre l'Ionaivo et Fltomampy ;

Les Zafimartsas, ayant leur centre à Betroky, sur le chemin d'Ihosy à Fort-Dauphin ;

Les Manatnbias, entre Betroky et Tamo-Tamo.

Les Tanalas (1) sont originaires de la forêt de l'est; une partie seulement l'habite encore à l'heure actuelle ; le reste du clan a émigré dans l'ouest.

Les familles tanalas les plus importantes sont :

Les Tanalas d'Ikongo ;

Les Hova/ahy-ny-Antara, du Menarahaka et du haut lantara;

Les Zafimbolamenas, habitant à peu près la même région;

Les Tamhavalas, habitant la forêt au sud du moyen lantara ;

Les Zafimarasoas, du moyen Menarahaka ;

Enfin, au nord de Mangoka, les Tanalas-Volambitas.

Les villages les plus importants des pays baras et tanalas sont :

Ikon go, I/wsf/ et Ivohibé.

T/intention du Résident général était de progresser métho-

(!) Tanala signifie, en malgaclic, lioinrae do la foiùl.

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diqucmeiit dan,s ces pays, en partant du Botsiléo, en môme temps que les résidents de la côte cherclieraient à étendre notre influence dans l'intérieur, en partant de Tuléar, Fort- Dauphin et Farafangana.

Les axes suivant lesquels devait être entrepris le mouvement de progression étaient donc :

La route de Fianarantsoa à Fort-Dauphin, par Ihosy, Bctroky, Tamo-Tamo ;

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