CERCLES
OBSEU- VATIONS.
2° du 2«rég. malgache.
Ankavandra
Miarinarivo (Valalafotsy, Makarainga)
Bctsiriry
Miarinarivo
Betafo
lis
Du 1" janvier IS97 au 31 niai-s 18'.i8, le nombre des dés.>rtcars sest .^levé à 190 pour lensembledes-Ieux r.-ïiments.
(1) Par «Dite de fièvres ou d'ulcère?.
Ainsi, (Ml moins d'un an, le cliillVo dos décès s'est élevé, pour les compagnies liovas stationnées en pays sakalave, à 25 p. 100; le nombre des déserteurs, à 12p. 100, et les indisponi])les, à la fin de riiivernage 1897-98, atteii;naient le nombre de 42 p. 100.
Le Gouverneur général s'ell'orça d(^ remédier en j)artie à cet état de choses, en invitant les commandants de territoire et des cercles indépendants à recruter eux-mêmes sur place des tirailleurs, soit pour compléter certaines compagnies, soit pour former les compagnies nouvelles. Il était à supj)oser, en ell'et, que le recrutement de 1897 avait été fait d'une manière trop hûtive, et que certains gouverneurs indigènes avaient, pour s'attirer la bienveillance des autorités françaises, en agissant par intimidation sur de jeunes Malgaches n'ollrant pas les ([ualités voulues pour dev<Miir des soldats solich^s. délenniné leur engagement.
Le recrutement régional a donm'' sur certains |)oinls d'assez bons résultats, parce que les commandants de territoire, se trouvant les premiers intéressés à rechercher la ([ualilc et non la quantité, ont veillé à ce que ce recrutement lût basé sur une sélection jwusséc très loin, tant au pliysi([ue cpi'au moral.
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C'est ainsi qu'au mois de mars 1898, le colonel Sucillon, commandant le 2" territoire, réunit à Miarinarivo les sousgouverneurs du cercle, et leur demanda de rassembler et d'amener au chef-lieu, quelques jours après, des jeunes gens destinés à servir dans l'ouest comme tirailleurs, notamment à Ankavandra et à Manandazza; ces jeunes gens devaient être volontaires, appartenir à des familles connues et jouir d'une constitution vigoureuse.
300 furent ainsi présentés ; après une visite médicale minutieuse, on en retint 200 pour les mcorpover p7'ovisoirement k la 10*^ compagnie du 2'' malgache, organisée à cet effet à Miarinarivo en compagnie de recrues. Au fur et à mesure de l'instruction, on éliminait ceux qui ne semblaient pas devoir faire de bons tirailleurs, et, finalement, on en garda 148. La plupart de ces jeunes soldats avaient fait antérieurement le voyage d' Ankavandra et de Manandazza, et n'éprouvaient pas pour le pays sakalave la répugnance, la terreur même qu'il inspire aux Ho vas de l'Eiiiyme centrale. Quand leur instruction fut terminée, on les répartit entre les compagnies stationnées à Ankavandra, Manandazza et dans le Betsiriry. Le tableau ci-après indique le déchet qui s'est produit parmi ces recrues jusqu'au mois de décembre 1898.