‹ La pacte de famine [microforme]Chapitre 25 sur 38 · LE DOMPTEUR · texte numérisé non relu

LE DOMPTEUR

Le lendemain, ainsi que nous l'avons dit, devait avoir lieu le mariage de Thérèse Hubert et de Joseph Lerond. Girard, ne voulant pas perdre une journée de travail, avait résolu de ne se rendre que dans l’aprèsmidi à la noce, où tout le pays devait se trouver; et, à ‘heure ordinaire, il sortait pour aller au Château-Neuf.

Comme il passait devant l'atelier d'Hermann, il aperçut le tonnelier, dans ses habits de travail, assis sur un établi, les bras pendants, la tête penchée sur sa poitrine, Il était pâle, il avait les yeux rouges et cernés; son visage portait des traces visibles d’insomnie.

Léon s'arrêta sur le seuil de la porte et d’un ton dont l'exagérait à dessein la dureté et l’arrogance:

—Eh bien, Hermann, ne vas-tu pas à la noce de la petite Hubert ?

Hermann, en entendant cette voix, frissonna de tous ses membres et se leva. 11 ôta sa casquette et répondit avec humilité:

—Pardon! excuse, aujourd’hui l'ouvrage presse, et puis... je n’ai pas le coeur à la joie.

—Cela ne fait rien: il faut aller à la noce; ton absence serait remarquée, et je veux que tu y ailles.... \ la vérité tu r’auras pas ton pistolet à deux coups pour tirer des salves en l'honneur des mariée, comme à

l'ordinaire; mais, si tu ÿ tiens, je donnerai des explications...

—J'irai, monsieur, j'irai, interrompit Hermann.

—À merveille; pour achever de te décider, je t'an nonce que tu auras le plaisir de me voir à l’assembh plus tard... Ne t'impatiente pas trop; je viendrai, : te le promets,

Et il partit.

Quand Léon fut à une certaine distance, Herman fit un geste de rage; puis il s'achemina vers sa chamb afin de s'habiller pour la fête.

Pendant toute la journée, le village de Rivecourt f en liesse, Les noces de Thérèse et de Lerond, sans êt précisément des noces de Gamache, étaient dignes de richesse relative des deux familles. Le rez-de-chaus. de la maison et une espèce d'enclos, planté de pommi qui s’étendait derrière, étaient remplis de tables w Pruntées aux voisins et aux amis, Sur ces tables, : à servait pêle-mêle diverses sortes de mets chauds froids, et du vin ou du cidre, dont chacun pouvait u-r et même abuser, Dans une partie réservée de l'en! un ménétrier dont le violon était enjolivé de ruban. ! raclait à tour de bras des valses et contredanses, 1.4 jeunes filles sautaient au son de cet instrument cria: | tandis que d'autres. un peu plus loin, jouaient aux qu les, et que les vieux buvaient, en causant politit Bien que la saison fut déjé avancée, le temps était do et un beau soleil d'automne éclairait cette petite ! en plein air.

Les mariés trônaient sur un banc de bois, elle af blée d’un gran! châle, façon cachemire, et coiffé d'u bonnet à fleurs: lui. en habit noir et en pantalon à sous-pieds, qui semblaient gêner beaucoup ses mo: ments. Autour des nouveaux époux, se groupaient t:tes les jeunes. femmes et jeunes filles du canton, dus

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leurs plus élégants atoure. était là que les gar:, +

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apeau sur l’oreille et un bouquet à la boutonnière, cnaient chercher des danseuses, Parmi les invités, se trouvait la veuve Laurent, pacomme une châsse, mais conservant sous sa parure mauvais goût la fraîcheur et la richesse de contours faisaient l'admiration générale, Sans doute, la le veuve n'eût pas été fâchée de danser, et, de leur 6, bon nombre de garcons grillaient de lui demander Valse, notamment le pauvre Jean-Pierre, qui revêide ses modestes habits du dimanche. rôdait incessamnt autour d'elle; mais on n'osait approcher, et la belveuve restait sur son siège Cest que, derrière elle, était assis Hermann, qui emblait la garder à vue, Le tonnelier avait mis son stume des grands jours, redingote bleue, gilet écour- . col empesé, et il était coiffé d'un chapeau ballon à nus poils, En dépit de ce costume que l'assistance ouvait “cosu", il conservait un air lugubre, et n'avait 1 prononcé vingt paroles depuis qu'il était chez les Fubert, Aussitôt qu'un gars faisait mine d'approcher ‘la belle veuve, il lançait à l'imprudent un regard si rrité, si menaçant, que l'autre tournait sur ses talons Une tardait pas à se perdre dans Ja foule.

Cette attitude d'Hermann avait contribué à jeter du S invités: la fête languissait, quand plu- ‘rent :

1 :... à présent nous allons rire: voici 1ülisiCn, En effet, Léon Girard arrivait en sautillant dans la itie de lenclos qui servait de salle de danse. Sa mi-

était simple quoique convenable, et son visage rayon-

it de bonne humeur.-selon l'habitude. Il s’approcha “ur saluer et complimenter les mariés. Après s'être ncliné respectueusement devant Thégrèse, il prit la nain de Lerond et la secoua avec vigueur :

—Je vous félicite et vous bénis, Lerond, lui dit-il

avec cette gravité comique; puisse votre postérité de. venir aussi nombreuse que les étoiles du ciel et grains de sable de la mer... vous avez ma permission pour cela!

Comme le pauvre Lerond demeurait tout ébahi de compliment, auquel il ne comprenait rien, le fou li: tourna le dos et so dirigea vers Hermann.

—Eh! ch! mon propriétaire, dit-il de son ton ra! leur, tu as donc juré d’accaparer cette charmante m dame Laurent ? Je gage que {tu as dansé toute la jou née avec elle... ce n’est pas permis par les règlement. mon vieux!

—Monsieur, balbutia Hermann, on vous dira que n’ai pas encore songé...

—C’est bon, interrompit Girard; à bas les accapi reurs!... Belle dame. ajouta-t-il galamment en < dressant à la veuve, daignerez-vous m'accorder une v: se, une contredanse ou... tout ce que vous voudrez ?

‘—Volontiers, monsieur, répliqua la Laurent, qui pi avec un empressement extrême la main qu'on lui t dait.

—Toi, Hermann, poursuivit Girard, tu vas inv't une de ces belles filles-là, et tu me feras vis-à-vis,

—Monsieur, je vous jure que je n'ai nullement «. vie...

—Tu me feras vis-à-vis, morbleu! A-t-on vu un pri priétaire qui s’émancipe à ce point? Le tour est vor pour les locataires de se montrer tyrans... Etenr trant ce soir, nous passerons ensemble chez le notaise qui ne m'a pas encore vu d'aujourd'hui.

Hermann se leva, comme si le sol lui eût brûlé pieds; il saisit la main de la première fillette qui trouva à sa portée et marcha vers la danse, avec la bo ne grâce qu'eût mis un ours à exéenter les mêmes mo vements sous le bâton de son maître.

L'artiste ne sembla pas remarquer la rage conti

d'Hermann, ou, s’il s’en aperçut, ce fut pour la tourner “a ridicule avec sa belle partenaire, à laquelle il débivit tant de folies qu'elle ne tenait aucun compte de la iesure,

La danse se prolongea aussi longtemps que le voulut lion Girard. Enfin, fatigué, il s'arrêta, et un signe vertit Hermann que sa liberté d'action lui était ren-

Le peintre, toutefois, voyant que sa solide danseuse n'était pas lasse encore, appela Jcan-Pierre, le hargea de prendre sa survivance auprès de la veuve, ct, iprès leur avoir dit quelques gaillardises qui les mirent en gaieté l’un ct l’autre, il alla se reposer en buvant un verre de cidre.

Lorsqu'il revint, Jean-Pierre et la Léurent ne dan- “aient plus; ils s'étaient assis dans un coin de l'en?los ù ils causaient à voix basses, ce qui fit froncer un peu e sourcil de Léon. Pour Hermann, il avait repris son ancienne place; mais il ne paraissait plus inerte et abat- Li. comme auparavant. Sans doute, il était dans un de ces quarts d'heures prévus par son perséeuteur. Il avait la tête haute; une expression de détermination se flétait sur son visage; et, quand Léon parut, son oeil, ï lieu de se baisser, se fixa sur lui d’un air de haine.

L'artiste se contenta de sourire et passa en sifflotant. Il se dirigea vers une partie de-l’enclos où des jeunes ns s'exercaient à la lutte sur le gazon, suivant l’habitude de certains pays. Girard les regarda un moment; puis, mettant habit bas à son tour, il proposa de ** mesurer avec le plus vaillante champions.

On refusa d’abord: c'était “trop d'honneur”, et il tait visible qu’on craignait de casser ce Parisien de si lrêle apparence. Léon eut grand peine à décider un des assistants À accepter son défi. Du reste l'opinion ne farda pas à changer enr son compte. L'adversaire fut renversé et jeté assez rudement sur l’herbe. Un second fut traité de même; et tout cela avec une aisance par-

faite, sans que le Parisien eût cessé de débiter des quo libets qui divertissaient beaucoup la galerie.

Personne ne se présentait plus pour tenter l'épreuve Léon demanda: .

—Quel est le plus fort gars du village ?

On répondit aussitôt :

—C'est Hermann.

—En ce cas, qu’il s'approche!

Peut-être ce désir concordait-il avec les voeux secret d’Hermann, car, au premier appel, il s'avança d’un pa résolu, les lèvres serrées, les poings fermés,

—Hermann, lui dit l'artiste, je veux lutter avec toi. y consens-tu ?

Oui, répliqua le tonnelier.

Tandis qu’il ôtait sa redingote, tout son corps étai agité par un tremblement nerveux; ses doigts de fer ar rachaient les boutons, déchiraient le linge.

—Ï] va manger le Parisien! murmura un des as:i tants.

—Faudra voir! répondit un autre.

Les deux champions tombèrent en garde; Hermann sombre, furieux, taciturne, avec sa taille athlétique Girard, souple, léger, railleur. Mais cette fois encor le combat ne fut pas long; au moment où il se précipi taient l'un sur l’autre, Hermann, sans qu’on sût con ment cela était arrivé, fut renversé avec une rudesse qi eût étourdi un homme moins robuste.

Lui-même, en se voyant étendu sur le sol, semblait n pas croire à si défaite et restait frappé Ge stupei, Peut-être l’idée que Léon devait sa supériorité à mn pouvoir surnaturel, lui revenait-elle à l'esprit en ce mo ment. Comme il se relevait du milieu des risées d spectateurs, Girard lui dit tranquillement :

Aïlons! ce n’est qu'une première manche... Tu été surpris... Tiens-toi mieux.

—Oui, oui, ce n’est qu’une première manche, répéta Irmann avec une rage sourde.

\près une courte pause, les deux lutteurs se mirent «: varde de nouveau, et, soit qu'Hermann redoublât ltiorts, soit qu'il connût micux la tactique de son ad- “aire, il ne se laissa pas renverser du premier choc. [> se saisirent corps à corps en cherchant mutuelleent à s’enlever de terre; pendant qu'ils déployaient toute leur vigueur, le pied de l'artiste glissa sur une ‘re, et les combattants, toujours entrelacés, tombè- 1 ensemble.

Léon Girard avait le dessous: selon la règle du comil devait être considété comme vaincu ‘dans cette ‘prouve, et le combat devait cesser sur-le-champ. Il “en fut pas ainsi. Hermann n’écoutait pas les spectars qui lui criaient de se relever: il contenait toujours n, et penché sur lui, haletant, poussant une sorte de . il semblait en proie à une véritable frénésie. Il agca une de ses mains, saisit l'artiste par la cravate ét = mit à lui serrer la gorge: son oeil fauve et san- :'nt avait cette étincelle sinistre de l’homme qui va timettre un crime, lvidemment tous les instincts féroces de cette gros- Svre nature venaient de se réveiller. Girard se erut perl. Néanmoins il dit à voix basse:

On te regarde... assassin! (e mot eut un effet magique. La main qui tenait ravate de Téon s'abaissa: les traits crispés d’Herain se détendirent, le feu de ses veux s'éteignit, et il emit sur pied en balbutiant :

Cest un vilain jeu... on perd la tête... et on ne ‘ plus ce que l’on fait.

ersonne autre que Léon ne connaissait le danger {n°1 venait de courir. Quand il se retrouva debout, tou! essoufflé et tout en nage, il dit au tonnelier:

—Nous sommes manche à manche; maintenant voyons la belle!

—Non, répliqua Hermann d’un ton bourru; à quoi bon ?

—Je veux que nous jouions la belle. La premic fois tu as été surpris; la seconde, le picd m'a glissé. A présent, la partie scra décisive,

—Soit donc!

Et la toisième épreuve commença.

Léon sentait combien il était important pour lui 4e prouver au tonnelier sa supériorité physique. Expi: dans cette gymnastique parisienne, dont nous n’osou dire le nom, il ne fit pourtant aucun usage des ru sans nombre qu’elle lui avait enseignées. Il saisit franchement Hermann par la taille et se laissa saisir de mi me; puis, après quelques feintes réciproques, il se dés gea par un mouvement subit, irrésistible, et envoya «on adversaire rouler à trois pas de là.

Des applaudissements pour le vainqueur accueillir: nt cet exploit. Presque tous les gens de la noce, danseur: et danseuses eux-mêmes, avaient formé cercle pour veir le résultat de la lutte. Néanmoins, quand Herman. tout meurtri, se releva, nul ne fut assez audacieux p1r lui adresser des railleries directes; on se borna à exil. ter la vigueur et l’adresse du Parisien. Hermann, tant rhabillé lentement, dit à Girard sans le reyarder:

—Je le savais bien... vous êtes le diable en persnne.

Puis il alla s’asseoir en sitence dans un coin.

Girard, de son côté, reprit sa redingote et retourna papillonner autour de la veuve Laurent.

Le reste de la soirée se passa sans événement remirquable. Il était ascez tard, et la nuit était tombée .tepuis longtemps. quand l'artiste dés. rentrer chez li: T1 s’approcha d’Hermann.

—J’en ai assez, dit-il; partons!

tenant à qui

emicre ssé.

journa reniirée de-

A Fi

—Me voici, monsieur, répondit Hermann avec hunilité, en se mettant en devoir de le suivre.

Ils avaient encore à traverser le village, obscur et désert à une pareille heure. Léon n’était pas *onvaincu Je sa farouche “victime” eût renoncé à toute idée d’asession subite et de guet-apens mais il s’était dit: “Si Avec un pareil homme, je laisse voir la moindre crainte, je suis perdu !” et il poursuivait impertubablement son -vstème de provocation et de défi.

Tout à coup, Hermann demanda:

—Monsieur Léon, ne devions-nous pas passer chez le notaire ? s

—Bon! je vois où le bât te blesse! Rassure-toi... Le «lere du notaire était à la noce de Thérèse, et il dira à son patron qu’il m’a vu en parfaite santé.

On fit encore quelques pas en silence. Ce fut Léon qui reprit sèchement :

—Hermann, tes assiduités auprès de la veuve Taurent me déplaisent. Elle s’en est plainte à moi, et ailleurs j'ai d’autres vues sur elle. J’exige done que li renonces complètement à tes prétensions à son égard, que tu ne l’approches plus, que tu ne lui adresses plus la parole, et que tu ne t'avises plus surtout d'empêcher ls autres de l’approcher ou de lui parler. Tu n'as compris, n’est-ce pas ?

Hermann ne put retenir un juron formidable.

—Hein ! encore? dit l'artiste en portant la main à la boche où était son revolver; à moins d’être tout à fait une brute, tu devrais t’apercevoir que la résistance ne peut te servir à rien!

—Je Je sais, répliqua Hermann avec un sourd gémis- “ment; vous avez la force et le courage... cependant l: me poussez pas à bout... J’aime la veuve Laurent; elle est jolie, elle est riche, je désire épouser. J’ai des ruisons de eroire que mes projets ne lui déplaisent pas. .

—Ï faut pourtant y renoncer... tu oublies trop v Hermann!

—Non, non, je n’oublie rien; mais, au nom de Di 1! monsieur, que voulez-vous de moi ?

—Eh! parbleu! je veux que tu souffres, réplin Léon; si je t’épargne le supplice du bagne, le supp de l'échaffaud, j'entends néanmoins que tu éprou ei toutes les souffrances du forçat et du condamné à m rt. Ainsi seulement j'apaiserai ma conscience, qui m’orû 4: ne de délivrer la société d’un coquin tel que toi... Q donc! je te laisserais libre de poursuivre tes dessein: scélérats? Je te permettrais, après avoir tué ta fem et ton beau-père, de jouir tranquillement de ton bn, d’épouser une femme plus à ton gré que la premit «! Ce serait trop commode.

—Mais enfin, dit Hermann, en se toydant les m1» avec désespoir, puis-je espérer que cette torture fin 1 et quand finira-t-elle ?

—Tu &bien pressé! Elle ne fait que commence:

Si je quitte le pays, ce qui arrivera certainement : 1: quelques mois, tu auras la chance de respirer un Je ne t’emmènerai pas à Paris, et le jour de mon déj art. tu sauras quelles garanties je compte prendre avec Jusque-là, il faut que je brise cet orgueil grossier. féroces instincts, cette indépendance sauvage qui fait de toi ce que tu es. Tu dois comprendre ma nant entre quelles mains tu es tombé, Hermann: sé-je périr dans cette luiic, ie ne céderai pas... ( che plutôt à me désarmer par ton répentir, par ta mission: tu as tout à gagner en excitant ma génér.- L'épreuve te sembiera rude, je t’en avertis, car je pour toi le châtiment! à

Hermann, après un moment de réflexion, dit une franchise brutale :

— Allons! vous êtes un homme... et un fier he encore! Vous savez tout, vous voyez tout, et rien ne

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déroute. Je ne vous étonnerai guère en vous avouant que. depuis vingt-quatre heures, je n’ai songé qu'à vous porter un mauvais coup, n'importe comment, et À “ sauver dans la forêt... Mais c’est dit, je cède, Vous ‘tes le plus fort, vous êtes le plus fin; je ne peux tien contre vous, et vous pouvez tout contre moi. Cette fois mon parti est pris; dussiez-vous ma cracher au visage, ne broncherai plus. J’aimais la Laurent, ct si quelqu'un du pays avait tenté de me la disputer, il n’y aurait ï< fait bon. Vous exigez que je renonce à elle, soit. « premier poltron venu, ce Jean-Pierre, par exemple, it rôder autour d’elle, s’il en a la fantaisie; et quant ‘ous... —Oh" quant à moi, interrompit Léon Girard, je ne l:mande la permission de personne en parville affaire... «h bien! donc, Hermann, souviens-toi de tes bonnes rés’lutions, et... pas de rechute! Une parole imprudente un mouvement de colère peuvent te coûter cher. —Oui, oui, monsieur, mais de votre côté... là, en mscience... ne m'asticotez pas trop en certains monts! Voyez-vous, il y a des fois que je ne sais ce qui

asse dans ma tête, je ne me connais plus, et je serais ipable.

—Cela ne prendra pas avec moi, Hermann! 11 me

il une soumission absolue, aveugle, maintenant et lus tard, le jour comme la nuit.

—Enfin, monsieur, en tâchera... Mais jai dû vous ivortir, ‘

—Je me soucie bien de tes avertissements! Je saurai ‘unposer mes volontés, et malheur à toi si tu essayes résister !

Malgré cette assurance, l'artiste se promit en secret

trofiter de l’avis et d’adoucir tant soit peu sa tyran-

: pendant certains accès de vertige,

On rentra au logis, et Hermann prit hun

nyé; mais Girard, ne se fiant qu’à moitié aux mn»

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