‹ La PaixChapitre 11 sur 75 · XVIII PREFACE · texte numérisé non relu

XVIII PREFACE

eurent tant de peine à prévaloir) au nom d'une prétendue sauvegarde des «possibilités aile- '^mandes ». On devine assez quel accueil Berlin put faire au secours qui venait ainsi s'offrir. Quel encouragement pour toutes les organisations allemandes de résistance au traité, lorsqu'on lit, sous la plume d'un ancien délégué britannique à la Conférence de Paris, que nous avons ic^effron^ tément exagéré les revendications des régions dé- I vastées))\ ,

Ces reproches et tant d'autres d'une violence brutale, dont je n'aurais rien dit, si l'auteur, à tous risques, n'eût cru servir sa cause en les livrant à la publicité, font assez clairement voir jusqu'où certains esprits s'étaient montés.

Peut-être nos adversaires français voudront-ils bien reconnaître que nous ne pouvons avoir simultanément «/ra/îi» les Alliés au profit de la France, comme dit M. Keynes, et la France, comme ils allèguent, au profit des Alliés.

Sans discuter ici les conséquences des théories d'interdépendance universelle qui aboutiraient d'abord à assurer aux Allemands — 'a\ant 'qu'aucune satisfaction nous fût donnée — la'^revanche économique dont ils ont besoin pour^reprendrepa suite de leur entreprise de domination manquée, je me borne à noter que, même désapprouvé par M. Keynes comme excessif et par quelques Français comme insuffisant, le traité de Versailles lie d'une manière égale tous les signataires.

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