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PRÉFACE XIX

Le point est si solide que nos contradicteurs français, après avoir proposé de rejeter ou tâché de discréditer le traité, en sont venus, par une subite volte-face, à réclamer « V exécution rigoureuse » de ce pacte hautement condamné, quittes à garder le silence quand ils acceptent d'en restreindre les conditions, à notre détriment, sous le choc des rodomontades allemandes.

Je constate le fait et ne m'en tiens pas moins à soutenir, selon le texte de Bernhardi lui-même, que ce traité, comme tous les autres, n'est et ne peut être qu'une prolongation des activités de la guerre jusqu'à complète exécution. Cela ne pourrait être contesté qu'à la condition, non encore proposée, d'annuler la partie perdue par les Allemands. M. Keynes, lui-même, ne va pas jusque-là.

Il faut que nos alliés se rendent à l'évidence. Ce n'est pas en guerriers victorieux d'un banal succès militaire que nos soldats se sont présentés à la grande arche triomphale qui, surgie d'une épopée de domination enfouie désormais dans les fastes de l'histoire, s'ouvrait enfin aux étendards de la plus noble conquête des armes: une paix de justice et de probité.

C'était, si j'ose dire, le plus beau rayonnement d'espérance au prodige d'un Waterloo retourné : Wellington nous rejoignant pour briser l'effort de Blûcher, tandis que la France, aux côtés de l'Amérique accourue, rompait avec l'esprit d'hégémonie

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