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XXII PRÉFACE

peut déjà se déduire, pour une première partie, de ses commencements.

Le début ne fut pas très heureux avec M. de Brockdorfî-Rantzau, tout drapé de brutale impudence, qui vint nous accuser de « haïr » TAlIemagne pour n'avoir pas prêté la gorge à ses bourreaux.

Depuis ce temps, la politique allemande n'a consisté qu'à rassembler tous les moyens de fortune pour échapper aux obligations du traité. Audace et perfidie ne pouvaient que s'accroître par l'encouragement venu soit de manifestations dans le goût de celles de M. Keynes, soit d'une série de fâcheuses concessions d'où l'Allemagne a dû nécessairement induire que sa signature à Versailles ne l'engageait que sous la réserve de discussions ultérieures.

L'heure d'avertissement suprême fut lorsque les chefs de gouvernement s'entendirent sommer, face à face, par un délégué allemand, d'avoir, avant tout débat, (( à se guérir delà maladie de la victoire)). Et la conférence ne fut pas rompue. Et le désaveu de la brute en délire ne fut pas même exigé. Au moins que ce digne Boche reçoive nos remerciements pour un dévergondage de franchise qui ne peut guère nous laisser d'illusion sur le cas allemand I

De quel côté se trouve ainsi la continuité des desseins? Et de que] côté les résolutions vacillantes?

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