‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 102 sur 274 · Harnack, Mission, t. II, p · texte numérisé non relu

Harnack, Mission, t. II, p

Au contraire, on est très frappé, quand on lit Arnobe ou Lactance. de les voir utiliser pour leur apologétique quelques données de pliilosophie qu'ils semblent avoir en corn mun avec les lecteurs païens pour qui ils écrivent. Arnobe ne s'arrête pas à démontrer que le divin (divinum genus] est réel, et qu'il existe un dieu suprême (deus princeps^ : il suppose que la certitude est innée à tout homme raisonnable de Texistence d'un roi seigneur et modérateur de Tunivers', en dépit de certains philosophes de profession qui la contestent. Les chrétiens, formés à l'école du Christ, vénèrent ce dieu suprême roi et prince : « Nihil sumus aliud christiani )iisi marjistro Christo summi régis ac prmcipis veneralores ». Ils adressent leurs prières quotidiennes à ce suprême empereur. « summum imperatorem, », à ce souverain dieu. « summum deum », souveraineté des souverainetés, <s summitatem omnium summorum », source des choses, semeur des siècles, car les siècles et le temps n'ont pas d'existence par soi. mais procèdent de sa perpétuité et de sa durée infinie-. Il n'y a pas, dit-ih de religion plus comme-il-faut (offtciosior) et plus vraie et plus juste, que celle qui reconnaît un dieu prince et qui invoque ce dieu prince, source éternelle des choses et cause première nécessaire de tout ce qui est, à moins que vous ne doutiez de l'existence de cet impprator. et que vous soyez plus assurés de l'existence d'Apollon, de Diane, de Mercure, de Marsl Quant aux dieux moindres, le souverain dieu a interdit aux hommes de les invoquer '•.

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