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mal physique. L'impérial prédicateur va au-devant de la difficulté :
Tous ces maux sont produits par l'erreur calamiteuse et par la folie aussi basse que vaine de ces hommes inavouables [les chrétiens], à partir du moment où elle s'est insinuée dans leurs âmes, et que, peut-on dire, elle a affligé de hontes toute la terre habitée^.
Rendre les chrétiens responsables des calamités physiques, parce qu'ils sont les ennemis des dieux, est un argument qui a déjà beaucoup servi, mais qui évidemment porte encore. Ce n'est d'ailleurs qu'un aspect de l'apologétique de Maximin, ou du rhéteur païen qui rédige sa lettre. L'empereur fait allusion au réveil de la dévotion païenne, que nous signalions tout à l'heure comme un phénomène du temps, en Orient. « L'obscurité et le brouillard de l'erreur se dissipent, dit-il, qui jusqu'ici enveloppaient des ténèbres affreuses de l'ignorance l'esprit de ces hommes plus malheureux encore qu'impies. « La joie du prince est inexprimable, à voir les bons citoyens marquer leur attachement aux dieux immortels. Cette piété envers les dieux n'est pas « une foi au néant de paroles en lair », elle est justifiée par de « continuels prodiges ».
Aussi voire cité était justement appelée le siér/e et le domicile des dieux immortels, et nombre de prodiges attestaient quelle Jouissait de la venue des dieux célestes -.
On découvre ici une esquisse d'apologétique païenne, qui, après avoir traité le christianisme de songe creux, fait appel à l'argument des prodiges pour justifier la foi aux dieux descendus du ciel et éli-
i. Ibid. 7, 9.