‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 11 sur 274 · Ibid. 37 (p. loi · texte numérisé non relu

Ibid. 37 (p. loi

certains ont osé dire ; il parle des autorités humaines, celles auxquelles nous payons l'impôt et auxquelles le Christ a voulu que Fimpôt fût en effet payé par Pierre [Mat. xvii, 24-26) '. Car l'homme, en se détournant de Dieu, est tombé dans un état de violence, jusqu'à devenir capable de haine, d'homicide, de vol : pour y mettre quelque ordre, Dieu a du imposer à l'homme la sujétion à une autorité , et armer cette autorité d'un glaive. Les magistrats ont pour règle les lois; ils n'auront pas à rendre compte à Dieu de ce qu'ils auront fait selon la justice; ils seront châtiés par lui de ce qu'ils auront fait contre la piété, contre la loi, et tyranniquement-.

L'autorité instituée par Dieu a pour fin l'ordre public; elle doit l'assurer fût-ce à l'aide du glaive. Mais cette puissance publique est comptable à Dieu de la justice de ses actes, et Dieu la jugera. « Dieu, par l'ordre de qui naissent les hommes, est le même par l'ordre de qui sont faits les rois, et les rois destinés aux peuples qu'ils ont à gouverner. Certains rois sont donnés pour procurer le bien des peuples et la conservation de la justice; d'autres, pour inspirer la crainte et pour châtier ; d'autres sont des êtres de mensonge . de honte, de superbe; ils auront tous ce qu'ils auront mérité, le juste jugement de Dieu les attendant tous sans différence^ ». Quant au chrétien, il subira le prince inique sans se révolter, comptant sur Dieu pour la justice définitive.

Tertullien n'a pas insisté sur la théorie chrétienne

1. Même considcration chez Ci.e.m. Ai.ex. Pactag. m, 1^, 91 (éd SrvF.HMN, p. 286), et chez Tertuli.. Adv. Marcion. iv. 38 ,■ De idolol. \:i; Scorpiac. 14; De fug. 1-2.

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