IREN. Ilaer. v
3. Ibid. 3. Rapprochez Ciem. Ai.ex. Slromat. i, 2i |(cd. Si^f.iiiix, p. !t»-101).
(le l'autorité : le prince a reçu de Dieu l'empire, comme il a reçu de Dieu la vie : la même providence qui le fît naître l'a fait régner : « Et merito dixerim, noster est magis Caesar, ut a nostro Deo constitutiis * ». Mais Tertullien s'attache à décrire la prière des chrétiens pour le prince (on est en 197, sous Septime Sévère), en relevant que la prière du chrétien mérite seule d'être agréée « du Dieu éternel, du Dieu véritable, du Dieu vivant », à qui elle s'adresse-. Les yeux levés vers le ciel, les mains étendues, sans nul souffleur pour l'aider à réciter des prières officielles, le chrétien prie pour les empereurs, quels qu'ils soient : il demande à Dieu de leur donner une longue vie, l'exercice tranquille du pouvoir, la sécurité dans le palais, des armées vaillantes, un sénat fidèle, un peuple honnête, la terre en paix. Il n'offre pas deux sous d'encens, ou deux gouttes de vin pur. ou le sang d'un bœuf de rebut, mais l'offrande que Dieu requiert, la prière d'une chair pudique, d'une âme innocente, d'une pensée sainte. Viennent les supplices du martyre, le chrétien est préparé par sa prière : Allons, bons gouverneurs, torturez sans faiblir cette âme qui priait pour l'empereur!
On accuse les chrétiens de simuler ce loyalisme pour mieux échapper. Tertullien répond que les