‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 110 sur 274 · Ibid. 9ip · texte numérisé non relu

Ibid. 9ip

cette pliilosopliie fut tout autant celle de Constantin.

Sa i\ conversion », en effet, ne pouvait pas être un calcul politique. Ses soldats n'étaient certainement pas chrétiens, sinon exceptionnellement : l'acte de Constantin les mettant sous la protection de la croix n'était donc pas suggéré au prince par son armée. Les chrétiens n'étaient pas assez nombreux encore dans la ville de Rome pour que pareil acte dût gagner Rome au prétendant. Enfin se déclarer chrétien n'était-ce pas s'aliéner tous les éléments non chrétiens de l'armée et de R.ome? Si Constantin avait calculé, il n'aurait compté que sur sa victoire. Constantin eut un songe et fut déterminé par ce songe : il était dans son caractère de se décider avec cette soudaineté, comme il était dans la psychologie de tous les hommes d'action en ce temps-là de croire aux songes. Quant à la réalité de la révélation à lui faite, il n'en doutait pas, il en était convaincu, il en donnera plus tard avec serment sa parole à Eusèbe ^ .

Bien avant qu'il put s'en entretenir avecl'évêque, son panégyriste, Constantin avait dû attester cette révélation reçue en songe, puisque Lactance en 314 en fait le récit. Ce récit est corroboré par l'inscription dédicatoire de l'arc de triomplie élevé à Rome sur la via triumphalis et aclievé on 315. Le texte de cette dédicace - ne prête à aucune contestation, ni quant à son authenticité, ni quant à sa signification : le sénat et le peuple romain élèvent un monument

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