EusED. V. C. I
2. Dessau, 694 : Iiiip(eral,oi'i) (;aes(ari) Fl(avio) Constantino Maxiiiio P(io) F(elici) Auguslo S. P. Q. K. qiiod instinctu diviiiilalis meiilis magnitudine cum exercitu suo tam de Uraniio (|uam de oinni cius factione uno tempore iusiis rem puhlicaiii iilliis est, arniis airuni liiiimphis insigiiem dieavil. — Cf. .1. I.eui-rems, « Der Triumphliogen K. » dans DoLLiiEit, A', der grosse und s. Zeil, j). Iftl-î!l().
216 LA PAIX CONSTANTIiMENNE.
commémorât If de la victoire de Constantin au pont Milvius, et ils font honneur à Constantin d'y avoir été conduit « iiistincln dwinilatis ' », par la suo-gestion de la divinité. L'inscription est païenne, comme était païen encore le sénat et, dans son être officiel, le peuple romain; elle parle de la divinité dans le langage abstrait et monothéiste qui est à la mode au début du i\^ siècle; elle ne peut pas taire le fait notoire auquel l'empereur attache sans doute le plus haut prix, à savoir que la divinité a collaboré à sa victoire.
Il faut nous expliquer plus en détail sur la « conversion » de Constantin -.
On sait par Eusèbe qu'Hélène n'était pas chrétienne et qu'elle ne le devint qu'après la « conversion » de son fils^. Constance Chlore n'était pas davantage chrétien : Eusèbe voudrait bien le croire, mais, pour tant de bonne volonté qu'il y emploie, il n'ose alfirmer autre chose sinon que Constance Chlore « avait répudié le polythéisme des athées », et a connu le Dieu unique et suprême^ ». Constantin dira que son père « en toutes ses actions invoquait le Dieu sauveur » (tÔv GcoT^pa Gîov lm-/.tx.\o\Jij.ivoç) •'. Constance Chlore pouvait user de ce vocabu-
1. Cf. Panegyr. iv, 8 p. 122) : . Herculiset Herculii patris instinctu ».
2. Cf. Maurice, « Les origines religieuses de Conslaniiii le Grand i, Bull. anc. lilt. et arch. chrét. 191 i, p. 37-4.'i.