‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 112 sur 274 · EUSEBE, F. C. III · texte numérisé non relu

EUSEBE, F. C. III

4. ErsEn. V. C. i, 17 : [Ji(5vûv (Asv Ôeov èuiYvoù; tov ItzI TtàvTWV, tr,; ôè Ttt>v clUmm xaT£Yvwy.w; TioXuÔeiaç. Eusèbe parle de ),£tToupYOc ôsoù attaciiés au palais de Constance Chlore : le dieu du prince est le Sol invictus, mais Eusèbe se garde bien de le dire.

'i. EusEB. V. c. Il, 49 (éd. Heikel, p. 6-2;. La vulgale donnait tôv Ttaxépa Ôcôv.

laire religieux, sans être spécifiquement chrétien. Il pouvait même répudier le polythéisme théoriquement par raiTirmation d'un Dieu souverain, unique, sans renoncer à parler des dieux immortels et à rendre un culte à leurs temples divers. En fait, ses monnaies témoignent que le dieu tutélaire de Constance Chlore était le Sol inçictus représenté sous les traits d'Apollon, qui était le dieu le plus populaire en Gaule \ On conjecturera que Constance Chlore pensait au Sol i/n'ictus, quand il invoquait le « dieu sauveur v, le « dieu unique et suprême ».

On ne sait rien de la religion qui dut être celle de Constantin dans sa jeunesse - et jusqu'au moment où il succéda à son père Constance Chlore, en juillet 306. Mais entre 306 et 312 on croit trouver trace d'une première « conversion » de Constantin. Car, en devenant empereur en 306, mieux encore en épousant la fille de Maximien Hercule en mars 307, Constantin entre dans la dynastie « héracléenne » que Maximien Hercule se flatte d'avoir fondée : Constantin et Maximien sont également Ilercidii, voués à la protection du grand dieu Hercule. Les monnaies de Constantin de cette période (306 309) portent l'acclamation Marti PATRi, au dieu Mars, et Hercvli, au dieu Hercule, chacun d'eux qualifié de conservateur ou de compagnon des Augustes ou d'iVuguste, Conservatoui Av(;. et AvGG., CoMiTi AvG et AvGG. A partir deSlO, Hercule disparaît des monnaies de Constantin : cette disparition coïncide avec la mort volontaire que Constantin a imposée à son beau-père et la damnatio niemoviae de Maximien Hercule qui s'ensuit. A ce moment

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