Ibid. 7 ',p. 1G
par Jupiter [love ipso dexteram porrigente) ^ . Pas un mot d'Hercule. L'orateur semble s'intéresser sensiblement plus que celui de .307 aux temples des dieux immortels, il leur marque une vénération plus loquace, il note que partout où passe Constantin les villes et les temples sortent du sol : « ... circa tua, Constantine, vestigia urbes et templa consurgunt -^ ». Le temple le plus beau du monde entier (ce ne peut être qu'un temple élevé par Constantin) est un temple d'Apollon, sans doute à Trêves. Constantin, revenant de la campag-ne contre Maximien Hercule, est allé droit à ce temple, où il a vu Apollon, son Apollon, accompagné d'une Victoire, lui offrir des couronnes de laurier. Mais quoi? Apollon lui-même n'esf-il pas limag-e de Constantin r* Le prince n'est-il pas comme le dieu, jeune et joyeux, sauveur et beau : «... Cum tu sis, ut ille, iuveni^ et laetus et salutifer et pulcherrimus »? Notez au passage l'épithètede « salutifer », qui rappelle le « dieu sauveur » de Constance Chlore. L'orateur ne s'étonne donc pas que Constantin, dans sa ferveur pour Apollon, ait comblé de dons « les temples les plus augustes » : aussi tous les temples l'appellent à l'envi, et surtout « notre Apollon », conclut l'orateur qui est d'Autun et qui recommande au prince par ce trait final le temple d'Apollon d'Autun -^