Ibid. 2-2 (p
3. Ibid. 21 (|). VU] : « ... iibi defiexisses ad leinplum (olo orbe pulcherrimum, iinmo ad praesenieiii, ut vidisti, deum. Vidisti enim, rredo, (lonslanline, Apollinoin tuiim coiiiitanle Victoria coroiias tilii lauieas olieronteni, ipiae tricenum siiigulae (eruni omen annoriirii... Et iiiiino «)uid dico « credo «'I Vidisti te(|uc in illius specie recognuvisti, cui totius mundi régna deberi valnni cariiiiiia divina ceiinenmt. Quod ego nunc dcinum aibilror contigisse, cuin tu sis, ut ille. invenis et laetus et salulil'er ei pulclierrimus, imporator. Merilo igilur auqustisslma illa delul)ra tantis donariis honeslasti ut iam vetcru
220 LA PAIX CONSTANTINIENNIÎ.
Les panégyristes gallo-romains ne parlent pas au nom de Constantin, assurément, mais assurément aussi ils parlent un langage qu'ils supposent que le prince agrée, ils vont au-devant de sa pensée sans la traduire officiellement. Ainsi comprise, leur rhétorique atteste qu'entre le Panégyrique VI (307) et le Panégyrique VII (310;, Constantin a tourné le dos aux grands dieux tutélaires de la tétrarcliie, Jupiter et Hercule, dont se réclamaient Dioclétien et Maximien, et qu'il s'est voué à l'Apollon de son père.
Le Panégyrique VIII, prononcé en 311 à Trêves, a pour auteur un rhéteur d'Autun chargé de rendre grâces au prince de sa récente visite à Autun et des marques de bienveillance dont il a comblé la cité décorée désormais du nom de Constantin, Flavia Aeduorum. L'orateur, au nom du sénat municipal d'Autun, s'adresse à la divinité du prince [nuniini tuo), encouragé d'un mot de sa voix divine [i'oce divina) et d'un geste de sa main toujours victorieuse '. Il rappelle sa venue à Autun, la cité allant au-devant de lui avec les enseignes de tous ses collèges et les statues de tous ses dieux-. L'orateur ne semble personnellement dévot qu'à la divinité impériale, celle du divin Claude, qu'il salue comme l'ancêtre de Constantin, et celle de son divin père, Conftance Chlore ''. Il nomme une l'ois Jupiter pour en faire le maître des vents [moderalor auraru?n), à côté de la Terre, mère des récoltes''. Cette mythologie est aussi purement
non quaeranl. lain omnia te vocare ad se templa videntur praeoi pueque Apollo noster... » — Cet hommage à Apollon n'exclut nullement les HUtres divinités, bien évidemment. Id. \ (p. KiO).