Ibid. is (p. ->06) : « Sancte ïhybri
4. Ibid. -13 ;p. -202, : « Ut deus ille mundi Creator et dominiis eodeju fulmine suo nun(; tristes, nunc laclos nuntios mitlit, ifa eadem sub numiiie tuo tela
.;. Ibid. 25 (p. 211).
ti. Ibid. 2j 1). 212 : •■ Merito igitur tibi, Constantine, et nuper senatus
Entre le panégyrique de 311 et celui de 313, la religion de la rhétorique officielle a évolué : en 313, en effet, six mois au moins après la bataille du pont Milvius, on ne parle plus des dieux au pluriel, mais de la (( mens dwina ». Or, tandis qu'en 311 cette même « mens divina » n'est mentionnée qu'incidemment, en 313, au contraire, le panégyriste, qui connaît les artifices de son métier et qui sait quelles paroles plairont au prince qu'il harangue, consacre toute sa péroraison à invoquer cette « mens divina ». 11 imagine que « le souverain semeur des choses » [summe rernni sator] n'a pas révélé le nom dont il voulait qu'on le nommât, soit qu'il fût « je ne sais quelle force et quelle âme divine infuse dans l'univers et mêlée aux éléments », soit qu'il fût une puissance distincte du monde et résidant au-dessus du ciel : mais il l'invoque, il le prie de protéger toujours le prince. « En toi, dit-il à la divinité, est une souveraine bonté [summa bonitas), et tu dois vouloir ce qui est juste, et tu n'as pas de raison de refuser ce qui est en ton pouvoir ^ » Ce dieu suprême, unique,
signiiiii dei et paulo aule Italia scutuiii el coronaiii, cuncta aurea, dedicarunt ut consuientiae debitiim aliqua ex parte relevarent. Debetur enim et sem|)er debel)itur et divinitati simiilacrum et virtuti SLUtuiii et corona pietali. ■>
1. Ibid. '2ii p. 212) : ■■ Uuaraohrem te, summe rerum sator, cuius toi iiomiua sunt (|uot yeutium linyuas esse \oluisli ((niciu eiiim le ipse dici velis, scire non possumus), sive Iule «luaedain vis incns(|ue divina es, quae tolo infusa mtindo omnibus miscearis elementis et sine ullo exlrinsecus aecedente vigoiis impiilsu per le ipsa inovearis, sive aliquu supra onine caelum potestas se quae lioc opus tuutn ex altiore natuiae aree dcsiiicias : te, inquam, oranius et quaesunius ul liunc in omnia saecula prineipem serves... Et carte summa in le bonitas est, et ideo (piae iusia sunt velle del)es, nec al)iiuendi est causa eum possis... l-ac is:ilur ut, (|uod optimum liunuino fjeneri dedisti, permaneal in aelernum onines(|ue r,o?islaiitiniis lu Iimtïs dcgat aelales. Quamvis enim, impcfator iiivictc, iant divina soboles tua ad rei publicité vota su(T,csscrit et adluic spiuctur fntura numcrosior, illa tanron crit vcre beata posleritas cui. <um liberos luos yubernaculis orl)is admoveris, tu sis iviniiium iiiavinuis iiuiieralor. •>
bon, juste, bienfaisant, encore qu'innommé, impersonnel, et dont on ne sait s'il est diffus dans l'univers ou distinct de lui, n'est pas le dieu des chrétiens, mais que nous sommes loin déjà des hommages que le panégyriste de 310 rendait à Apollon ! La cour a rompu avec le polythéisme de Dioclétien et de Maximien, rompu avec l'hénothéisme de Constance Chlore, et paraît fixée dans un monothéisme qui a bien des traits en commun avec le déisme chrétien. C'est du moins ce que suggère le langage du panégyriste de 313.
Un panégyriste chrétien aurait été plus décidé, sans doute, mais ce panégyriste ne l'avons nous pas? Je pense à Lactance, à l'auteur des Divinae instiiutiones composées^ entre 304 et 310, au rhéteur africain longtemps professeur à Nicomédie, et qui, dans sa vieillesse, « extrema senectute- », fut choisi par Constantin pour enseigner les lettres latines à son fils, le César Crispus. Cette fonction l'amena en Gaule, à Trêves sans doute. Dès 320, Crispus, désormais tout à son métier de soldat, en avait apparemment fini avec la rhétorique ^. Entre 311 et 320, Lactance put dédier à Constantin une édition nouvelle des Dùnnae institutiones, et à cette édition impériale on pourrait attribuer les apostrophes à Constantin et les deux dédicaces à Constantin qui se lisent seulement dans un groupe de manuscrits dos D'vinae institutiones.
1. HvitNACK, Chroiwlogie, t. W. \t. 4l!i, date les Div. insl. de la pé liode 30i-3H. et plus pros de SO.'i-.'JWj que de 311. Baudf.mifweiî, t. II, p. 481. opine [)our la période 30.")-3l0. Même sentiment chez Monckain, t. IH, p. 303.
■2. HiKlKiNVM. Vif. inl. 80.