‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 124 sur 274 · Brandt : consilium · texte numérisé non relu

Brandt : consilium

'é. Brandt : dederat.

esse sentiret, ut possit no/jis summa divhntas, ruiiis religioni liberis mentibus obsrquimur, in omnibus soHtum favorem suum benevolentiamque praestarc

Si fortement que l'édit de Milan ait voulu poser le principe de la liberté des cultes, on ne comprend pas qu'il ait pu débuter par deux phrases qui disent aussi parfaitement la même chose que les deux phrases que nous venons de citer. Cette tautologie s'explique au contraire si la seconde phrase est une glose de la première '. Je ne voudrais pas dire que celte explication s'impose, elle est plausible du moins, surtout si nous considérons que le même procédé de glose un peu littérale a été appliqué dans le reste du document. C'est, en effet, au rédacteur de cette glose supposée que nous attribuerons, et ici avec plus de certitude, les lignes qui suivent.

... praestarc. Quare scire dicatiowm Inam ronvenit placuisse nobis ni amotis omnibus omnino conditionibus, quae prius scriptis ad offlcium tuum datis super Christianormn nominc ridebantur-, nunr^ cavere'* ac sirnpliciter unusf/uisque eorum qui catrulem ohservandae reJigioni '^ Chrislianorum gerunt roluntatcm , citru ullam inquieludinem ac molcstiam sut idipsum observare contendant. Quae sollicitudini luae plonissime signiflcanda. esse credidimus, quo scires nos libcram atque ahsolulam

i. G.vi.i.t, |i. Ci, n'a pas relevé ce doublet, et considère les deux: phrases comme appartenant également au corps de l'édit.

•2. Brandt propose : noûiine <iconlinebanlu)\ et quae jirorsus .linistra cl a nostra cirmcntia aliéna csscy vidcbanltir. Ce supplément est pris au grec d'Kuséhe : ... Èvcî/ovTo, y.xi àtiva Ttâvu uxatà xal xyj; rjixêTÉpsc; jrpaoxriro? àXXôtpia etvat éSôxei.

3. Brandt propose : viclebantiir, <Cca removcantur. efy nxtnr. Ce supplément est pris encore au grec d'Eusôix? : ... â56x£i. xxZ'x CïaipîO^, xal vOv.

i. Brandt corrige carere en libère.

î». Brandt : leligionix.

colendae religionis suae faruUatem hiadem Cliristianis dédisse.

Quod cum hisdem a nobis indultum esse pervideas, inlelligit dicatio tua etiam aliis religionis suae vel observantiae potestatem similHer apertam et liberam pro quiète lemporis nostri esse concessam, ut in colenda ' quod quique diUgeret' habeat liberam facullatem, quas... honori neque cuiquam religioni aut aliquid a nobis K

Voilà bien une g-lose : elle n'ajoute aucune disposition légale à la loi énoncée au début, mais elle en détaille tout le contenu. La loi, dit-elle, abroge les dispositions contraires prises antérieurement au sujet des chrétiens. Secondement, elle donne aux chrétiens la liberté pleine, absolue, de professer leur religion, sans crainte d'être inquiétés et molestés à l'avenir. Troisièmement, elle donne la même liberté aux autres, le législateur entendant ne contraindre aucune religion.

Le commentaire s'arrête, et le texte de la loi va reprendre avec seulement une incidente introduite comme entre parenthèses par le commentateur. Le texte de la loi reprend, dis-je, et l'on pourra noter qu'il se raccorde à merveille aux derniers mots de la première citation '.

Atque hoc insuper in persona Christianorum statuen- (lum esse censuimus, quod si eadem loca ad quae antea convenire consuerant, de quibus etiam dalis ad offîcium

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