‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 131 sur 274 · Contre Sciiwautz, Kaiser Conslanlin, p · texte numérisé non relu

Contre Sciiwautz, Kaiser Conslanlin, p

mus K Ils le rapprochent du roi Jacques II demandant à Bossuet si, dans l'hypothèse où il recouvrerait le trône d'Angleterre, il pourrait accepter le titre de Protector aiigiicanae ecclesiae. Quelle illusion de supposera Constantin les scrupules d'un Stuart!

L illusion n'est pas moindre des historiens qui naguère ont voulu voir dans les avances faites par Constantin au christianisme le jeu d'un homme d'Etat sans religion, entre les mains de qui le christianisme n'était quune valeur politique. Cette interprétation, qui fut celle de Duruy, de Burckhardt, et d'autres, est d'une psychologie qui n"a rien d'antique. ]M. Seeck, après Funk-, a le mérite d'avoir fait justice de cette erreur. Les chrétiens en 312 étaient, selon M. Seeck, politiquement négligeables : paysans, soldats, lettrés, noblesse sénatoriale, dit-il, « tout ce qui dans l'Empire, par la culture ou par la naissance, par la richesse ou par le courage, avait quelque influence, appartenait en masse au parti du paganisme, et n'avait devant soi à professer le christianisme qu'une part de la plèbe des cités ou des classes moyennes, qui à ce moment ne représentait pour ainsi dire rien de politique ». Quel appui, ajoute M. Seeck, pouvaient apporter à la puissance d'un empereur ces « saints oubliés du monde »? — Peut-être M. Seeck dépasse-t-il le but : la politique n'est pas tout. Ne suflisait-il pas que les chrétiens, sujets de l'Empire, fassent un nombre considérable, et que la persécution n'eût pas eu raison de leur constance, pour qu'un prince, soucieux comme Constantin de la paix publique, dût avoir à

1. Voyez la pénétrante étude de A. Bkrxm'.kgoi, •■ Costantino imperatore c Ponteficc Massimo, casistica storica », dans le numéro déjà cité de la Scuola Caltolica, p 237-253.

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