‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 134 sur 274 · Ihid. i-G · texte numérisé non relu

Ihid. i-G

3. Date déreiuluc par HAaNACK, Chronologie, l- H. P- 108. Si le dixième livre de //. E. appartient à une troisiem(! édition, comme le veut Schwarlz, et que la deuxième édilion <|ui inclut le livre neuvième soit de 315, il faudra retarder la dédicace de la basilique de Tjr jusqu'en 317. SciiwAiiTz, Eusehius Werke, Kirchcng. Einleit. p. i,ix.

4. EcsEn. //. E. X, i, 36-oi. Notez : fov 6È ParjOsiov oTxov... (ù/. 4-2 • Notez « les trônes pour ceux qui sont le plus haut, afin de relever la dignité des premiers sièges « {id. ii).

3. Il y revient avec insistance : tov è; Oijwv aùtôiv àneo'Kevjao't/.évov va6v (id. 2-2), dùv \t.s.ya.').o:fùoav\r^ wXouffc'a, vr, twv eîafopàjv [Lzrcù.o- (l'V/îa {id. 2f>}, [i£Tà Tr,; y.otMYi; {.jj-ôiv âiTâvTwv ôjjLospOTÛvr,; (id. 36). llapprocliez la description (|uc l'évêque de I.aodicée fait de la basilique qu'il a consliuile. plus exactement, recouslruilé, et à ses (iropres frais, seinblet-il bien. Bulletin anc. liil. e/irél. l'Jll. p. -20.

2fi2 LA PAIX CONSTANTIMENM:.

représente conscients de devoir à Dieu leur victoire sur les tyrans, allusion à la victoire de Constantin sur Maxence et de Licinius sur Maximin. Il les imagine crachant au visage des idoles mortes, foulant aux pieds les rites impies des démons, raillant l'antique erreur héréditaire, reconnaissant le Dieu unique et souverain pour leur bienfaiteur'. L'emphase de ces affirmations caractérise bien la manière d'Eusèbe panégyriste, à qui sa rhétorique enlève le sens de l'exactitude : car, si Constantin est « converti », et si Licinius professe le monothéisme, cette foi ne leur inspire envers la vieille religion romaine aucun des gestes que leur attribue l^^usèbe. Il reste que les princes ennemis du christianisme ne sont plus, et que « la terre habitée a été purifiée par des princes que Dieu aime- ». Ce qui revient à dire que Licinius a été d'abord associé à Constantin, dans la reconnaissance des éyêques d'Orient.

Les dispositions du « vieux lansquenet » envers le christianisme changèrent. On a observé que ce changement, qui date de 320 et ne fit que s'aggraver, répond à l'altération de ses rapports avec Constantin ^. L'absolue liberté que l'édit de iNIilan assurait aux chrétiens pour la pratique de leur culte requérait l'absolue confiance de l'autorité civile vis-à-vis des chrétiens : un prince ombrageux ou hostile devait être tenté de jalouser et de limiter cette liberté par

1. El -LR. //. E. \, i, l(j. Eusèlje ajoute ; ■ Ils reconnaissent sur des monuments (èv air).x\i) le Christ fils de Dieu pour roi souverain [^za.\}.oo^(JÙ.ia. xàjv oXwv) et pour sauveur, et leurs victoires sur les impies ils les inscrivent en caracléres royaux au milieu de la ville qui règne sur le monde ■> (xrj Sac/suo-jar, xôiv èni xr,z yr,; tcôXe'.'-

2. Ei;sEB. H. E. X, 4. -2î> et 00. L'auteur du De mort, persecut. 1, 3, est dans le même sentiment.

3. Seeck, t. I, p. ftlO. C'est Seeck (|ui traite Licinius de vieux lansquenet.

des règlements de police et par des « articles organiques ».

Eusèbe, qui était évêque de Césarée de Palestine depuis 313, croit-on, et qui est ici un témoin immédiat des faits qu'il rapporte '. parle d'une « loi » visant rexercice du culte chrétien, par laquelle Licinius interdit aux hommes de prendre part aux mêmes prières que les femmes, entendez aux mômes assemblées liturgiques. La même loi interdit aux femmes de « fréquenter les vénérables enseignements de la vertu », et aux évêques de prêcher aux femmes la parole de Dieu : l'enseignement devait être donné aux femmes par des femmes. Eusèbe assure que cette loi eut un universel succès de ridicule, et elle semble n'en avoir pas eu d'autre. — Licinius imagina une seconde vexation : il prescrivit que les assemblées chrétiennes ne se tinssent plus désormais autrement qu'en plein air, hors de l'enceinte des villes'-. Cette seconde loi avait peut-être pour excuse l'échec de la première; on ne la prit pas au sérieux davantage, assure Eusèbe. — Ces vexations révélaient chez le prince le parti pris de déshonorer les assemblées chrétiennes et le clergé : le législateur affectait de défendre la moralité contre les prétendus dangers que lui faisait courir le christianisme. Dans la province du Pont, on alla plus loin : des églises furent fermées, d'autres furent démolies, par l'administration impériale, sans doute en vertu des deux lois précitées '^

Du moment qu'il sévissait contre le christianisme, Licinius ne pouvait pas ne pas prendre ombrage de

1. Sur les sources de l'Iiisloire de la perscculion de Licinius, A. C.vsAMAssA. / dorumcnli dalla Vila Constantini di Euschio Ccsareense (Roma 1013;, p. ta-rjl.

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