‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 140 sur 274 · Optât, i, 2-2 (p. 23-2C · texte numérisé non relu

Optât, i, 2-2 (p. 23-2C

LE SCHISME DONATISTE. 275

ces évêques africains, au nom du concile d'Afrique, contestant la légitimité de l'évèque de Carthage, et demandant à l'empereur de faire juger ce conflit africain par des évêques de Gaule. Jadis saint Cyprien, enclin à croire que le concile d'Afrique était souverain en Afrique, supportait mal queFelicissimus son compétiteur schismatique en eût appelé à Rome, encore que le recours à Rome fût légitime. Les adversaires de Cécilien n'en appellent pas à Rome, comme jadis Felicissimus; ils se tournent vers l'empereur, ils rédigent des Preces ad Constantinum, ils lui adressent leur Libellas ecdesiae catholicae criminum Caeciliani a parte Maiorini. On a rapproché la situation de Constantin en cette affaire de celle d'Aurélien saisi par les chrétiens d'Antioche de leur procès contre leur ci- devant évèque Paul de Samosate : le rapprochement n'est pas tout à fait juste, car à Antioche on ne débattait que la propriété d'un immeuble et le prince était dans son rôle de juge civil, tandis que, à Carthage, on discute la validité d'une ordination. Sans doute les Donatistes ne demandent pas encore à l'empereur d'être juge; ils lui demandent de leur donner des juges ecclésiastiques impartiaux, qu'ils veulent qu'on cherche en Gaule. Mais c'est déjà donner au prince un rôle ecclésiastique exorbitant, et la demande de ces évêques est une absolue nouveauté ' .

Constantin, dans une affaire si nouvelle pour lui, dut prendre conseil, peut-être d'évêques de la Gaule où il se trouvait, peut-être d'IIosius encore : on lui représenta sans doute que nul mieux que l'évèque de Rome n'était compétent pour connaître du conflit

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