Arci'sTiN. loc. cit
Constantin, dit Tillemont avec son solide bon sens, « se fût épargné bien des peines, et eût exempté lÉglise de bien des maux, s'il eût eu l'esprit assez ferme pour ne plus écouter ceux qui avaient une fois été convaincus d'être des calomniateurs « ' . Condamnés par le concile de Rome, Donat et son parti s'adressèrent une seconde fois à Constantin^. Le concile de Rome avait écarté la question de savoir si le consécrateur de Cécilien, Félix d'Aptonge, était ou n'était pas un traditor, pour cette raison que la validité d'une ordination est indépendante de la sainteté du consécrateur : il y avait là une question dogmatique préalable qui à Rome était tranchée depuis longtemps et n'avait pas à être rouverte. Mais Constantin n'était pas théologien. Peut-être lui suggéra-t-on des scrupules sur la sentence romaine-'. Peut-être aussi pensa-t-il que, si l'innocence de Félix d'Aptonge était établie, tout doute serait résolu, et les Donatistes forclos. Le fait à établir, à savoir la tradition des saintes Écritures par l'évêque d'xVptonge en 303, était