‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 144 sur 274 · Tll.l.KMONT, t. VI, p. .'«t · texte numérisé non relu

Tll.l.KMONT, t. VI, p. .'«t

2. AiGL'STiN. Epislul. M.iii. -20 |). loi : " ludices cniiu ecclesiasticos tantac auctoritatis episco|)os,... non apu ! alios coUegas, sed apud imperatorem accusare ausi sunt. » Epistul. i.xxwiii, 3 (p. -409) : « lam uti<iue post pacificiim modcramen episcopalis iudiiii omnis contentionis et animositatis pcrtinacia dehebai exlingui. Sed rursus niaiores vcstri ad iniperaturciii redierunt. ■■

:î. OiTAT. t, -27 (p. -î<y, : « ... posunuini ordiiiatus in irbe purgatus est, et purgandus adhuc remanserat onlinator. •■

un fait public : les magistrats municipaux qui avaient eu à faire exécuter à Aptonge l'édit de persécution du 24 février 303, pourraient être interrogés ; ils avaient dressé des procès-verbaux que Ton retrouverait. Constantin manda au vicaire d'Afrique d'ouvrir une enquête officielle et toute affaire cessante'.

Constantin ce faisant commit une grave imprudence. Car il fît aux Donatistes cette concession d'accepter la question telle qu'ils la posaient, c'est-à-dire mal, puisqu'ils la subordonnaient à une erreur dogmatique. Puis, supposé que l'évêque d'Aptonge eût été coupable de traditio7i et que l'enquête l'eût établi, Constantin s'obligeait-il à abandonner Cécilien? à déclarer invalide son ordination? à donner tort au concile de Rome?

L'enquête aboutit à la pleine justification de l'évêque d'Aptonge, elle aboutit même à la découverte d'un fait nouveau écrasant pour les Donatistes, à savoir qu'ils avaient accusé l'évêque d'Aptonge en produisant un faux. — Cette enquête nous est connue grâce à un document d'un exceptionnel intérêt, les Acta purgationis Felicis Autumnitani, le dossier officiel de l'enquête ', On y assiste (dans les derniers jours de 313) à l'audience des deux duumnri d'Aptonge devant qui comparaît le diinmçir qui était en charge à Aptonge en 303 : on lui notifie, d'ordre d\i vicaire d'Afrique, qu'il est convoqué à Cartilage, où il a à produire tous les papiers de son administration de 303, « ojnnes actus administrationis tuae secundum pdem litterarum ». L'ordre en est venu de l'empereur : « Vides iussionem esse sacj'am ». — A la seconde audience (19 janvier 314), à Cartilage, par-

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