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des clercs représentant des évêques absents, on compte quarante-six, peut-être quarante-sept sièges : neuf d'Afrique, six d'Espagne, dix d'Italie, seize de Gaule, un de Dalmatie, trois sinon quatre de Bretagne ' . Le groupe le plus notable est donc celui des évêques de Gaule : sur ce point, les Donatistes ont satisfaction, qui dès le début avaient réclamé pour juges des évêques gallicans. Combien d'évêques n'avaient pas répondu à la convocation de Constantin, déconcertés peut-être par la nouveauté de cette convocation, et plus encore par le fait que le prince ne s'en tenait pas au jugement du concile de Rome ? « Ecce piitemus Ulos episcopos, qui Romae iudicariint, non bonos indices fuisse- P »
Le concile d'Arles eut vite fait d'éconduire l'instance des Donatistes : ils avaient contre eux « la tradition et la règle de la vérité », quant à la doctrine, et aucune preuve, quant au fait. Les Donatistes se montrèrent à Arles tels qu'ils étaient, des liommes de la dernière violence, « effrenatae mentis honiines ». Ils furent condamnés ou repoussés, dit la lettre synodale^, ce qui signifie sans doute que Donat fut condamné et ses partisans renvoyés : le jugement du concile de Rome était ainsi purement et simplement maintenu. La lettre synodale par laquelle le concile d'Arles communiqua ses décisions à l'évoque de Rome témoigne de la déférence de ces évêques de Gaule, d'Espagne, de Bretagne, d'Italie, d'Afrique, en des termes qu'il faut citer. Elle porte en tête le nom de l'évêque d'Arles, Marinus, qui a présidé le