‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 151 sur 274 · Ai'GUSTi>i. Epislul. xciii, 14 (p · texte numérisé non relu

Ai'GUSTi>i. Epislul. xciii, 14 (p

i. Epislul. [Axxviii, 5 (p. 441) : « Quid est ([iiod noltis de imperatonim iussionihus, (juae contra vos conslituiinlur, invidiam concitatis. cum hoc totuin vos [lolius anlea feceritis? Si iiiliil (lol)ent in bis causis iriiperatoros iul)ere, si ad iiuperalores christiaaos liaec cura pertinere non deljet, (juis ursuet)at inaiores vestros causam Caeciliani ad imperatorein per proconsulem mittere?... Si displicent iaiperialia iudicia, qui primilus imperatores ad ea vol)is excitanda coegerunt? »

LE SCHISME DONATISTE. :^03

cité des empereurs, si elle n'avait eu à protéger enfin sa sécurité contre les agressions qui seront celles des Circoncellions et des fous furieux du Donatisme^

Le régime inauguré en 316 fut maintenu quatre ans : Constantin l'abrogea par un rescrit de tolérance, notifié au vicaire d'Afrique Verinus- par une lettre du 5 mai 321.

Constantin, en accordant aux Donatistes la tolérance qu'il leur avait refusée en 316, n'ignorait pas que leur faction était toujours aussi enragée contre Cécilien et les catholiques : on avait dû mettre sous ses yeux la supplique par laquelle les Donatistes avaient demandé à l'empereur cette tolérance, et dont les termes insolents montraient bien qu'ils ne cédaient rien de leur intransigeance première''. L'empereur avait compris cependant que l'union ne s'impose pas, et qu'au surplus les catholiques ne l'attendaient pas de l'intervention du prince, du vicaire, des gouverneurs, des troupes. Il y avait eu du sang versé, les Donatistes se flattaient d'avoir maintenant des martyrs : Constantin, si attaché à la quies publica, éprouvait en Afrique un écliec qu'il voulait dissimuler. Et il devait tenir d'autant plus à le dissi-

1. Epislul. i-xxxviii, <) (p. 412) : • De nobis ergo quid querarcini non habes, et tainen Ecolesiae niansuetudo eliam ab liis imperatorum iussionibus omnino quieverat, nisi vestri clerici et Circumcelliones per suas immanissimas improtiitates furiosasque violenlias quietcin nostram perlurliantes atque vasfanles haec in vos recoli et nioveri coegissent. » — LcsexploitsdesCirconcellionP, « la jacquerie africaine », comme l'appelle iM. Monceaux, commencent au temps de la « loi d'unité » : elle ne désarmera plus. Monceaux, t. IV, p. -27-28. Martiîoye, art. « Circoncellions » du Di<:t. arch. chrét. — La protection des catholiques fut assurée aussi par les rescrits De famosU liljellis, visant les délations qu'adi-essaient les dissidents aux s'iuverneurs africains contre les catholiques. Ces rescrits sont datés respectivement du 29 mars 319, du 25 f(;vrier 3-20, du 4 décembre 3-20. Us sont au Code Théodosien (IX, 34, 1-3).

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