‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 152 sur 274 · Von Sodex, p. "jO · texte numérisé non relu

Von Sodex, p. "jO

304 LA PAIX ( ONSTANTIMENNE.

muler que, à cette dnte. 321, Licinius, abandonnant la politique religieuse de Tédit de Milan, inquiétait les chrétiens de ses Etats par des vexations qui annonçaient le retour de la persécution d'antan : Constantin avait besoin que le christianisme fût en paix dans ses Etats.

Les Donatistes furent donc tolérés \ comme Tétaient encore à cette date, par une concession tacite, les dissidents delà « grande Eglise », les Marcionites, les Novatiens, par exemple. Les catholiques avaient reçu de Constantin des privilèges, qu'ils veillèrent à faire respecter. Un rescrit du i'"' septembre 326 confirme que les immunités accordées aux clercs catholiques doivent être refusées aux scliismatiques, et que ceux-ci sont astreints aux munera-. Un rescrit du 5 février 330 notifie au gouverneur de Numidie. Yalentinus, qu'il veille à assurer l'immunité des clercs catholiques qui ont été astreints par les Donatistes en certaines villes à des munera dont ils sont exempts ^. On a enfin une lettre qui fait corps avec le rescrit du 5 février 300 à Valentinus, et dont l'authenticité nous semble, au moins pour l'essentiel de la lettre, bien établie '.

Cette lettre, adressée par Constantin à onze évèques de Numidie, est la réponse à une requête de

1. Voyez la lettre Quod fides debuil (Ziwsa, p. -212-213) de Constantin « universis episcojjis |ier Alricam et plehi ccclesiae catliolicae ». Cette lettre est un programme de tolérance. ... dum caelestis medicina procédât, hactenus sunt consilia noslra nioderanda, ui patientiam percolamus et, quicquid insolentia illoi'um pro consuetudine intemperanliae suae tempiant aut faciunt, id totum Iraiiquillitatis virtute toleremus... Vindictam enini. quam Deo servare debemus. insipientis est manibus usurpare. ■> Cette lettre peut être de 321. Von Soden, p. 31.

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