‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 153 sur 274 · Cod. Theod. xvi, 2, 7 fp · texte numérisé non relu

Cod. Theod. xvi, 2, 7 fp

4. Lettre Cwm summi dci, Ziwsv, p. 213-210. Contio rauthcnticité, Seeck, Quellen, p. 361-302. Pour, Diciif.snf. Doss>er, p. 27-31.

LE SCHISME DONATISTE. 305

ces évèques ^ , qui ont protesté auprès de l'empereur de ce que la basilique, élevée par lui pour l'Eglise catholique à Constantine, a été accaparée par les Donatistes, qui se sont refusés à la restituer même sur sommation « de nos juges et sur mon ordre », dit l'empereur. Les évèques, prenant modèle de la patience de Dieu, « imitatores patientiae Deisummi », ont demandé à l'empereur de leur donner un terrain du domaine impérial [locum fiscalem), pour construire une autre église. L'empereur déclare l'accorder volontiers : il vient d'écrire au rationalis qu'il transfère au domaine de l'Église catholique une maison, dont le domaine impérial est propriétaire- : sur cet emplacement sera élevée une nouvelle basilique aux frais du trésor [suinptu fîscali). — La lettre de l'empereur contient un deuxième ordre. Les évèques, en effet, se sont plaints que des clercs catholiques [lectores ecclesiae catholicae et hypodiacones, reliquos quoque), par les manœuvres des Donatistes, aient été astreints aux charges publiques) et même faits décurions de leurs cités respectives [ad mimera s>el ad decurionatum vocati sunt), en violation de la loi de Constantin qui leur a octroyé l'exemption. Constantin ordonne que ces astreintes soient annulées et que la loi concernant l'immunité des clercs soit observée ^.

1. ZiwsA, p. -il;;: « Accc|>ta igilur epistula sapicntiae et sravilatis veslrae, comperi haereticos sive schisiiiaticos cam hasilicam ecclesiae calholicae quam iii Conslanlina ( ivitale iusseram l'abricari... >

2. Ibid. : " ... ad ralioiialcni compétentes lilleras dedi, ut doinuiii bonorum nostrorum tiaiisgredi laciat cuni omni iure suo ad dominium ecclesiae catliolicae. »

3. Ihid. : ■■ De cetero etiain legein nieam super ccclesiasticos catlioliios dalam ciislodiii niaudavi, (|uae omnia, ut vestrae patientiae palam fu-rent, haruin lilleraïuiii tcsiificalione perscripta suut... Data Non. Februa. Serdica. •■ — l.a letiio iiiip<'i'iale dél)ute par un paragraplie, Citm summi dd ;p. -213 ju3(|u'à Uhenter feci.ssc cognovi-

Le préambule par lequel s'ouvre le texte authentique de cette lettre (ou ce que nous croyons tel) est à citer : nous le citons avec l'adresse même de la lettre :

CONSTANTINUS ViCTOR MAXIMUS AC TRIU.MPHATOR SEMPER

AuGusTUS Zeuzio, Gallico, Victorino, Sperantio, lanuario, Felici. Crescentio, Pantio, Victori, Bal)butio, Donato episcopis.

... Satis gratulatus siim, quod de impiis et sceleratis, sacrilegis et profanis, perfidis et inreligiosis et Deo ingratis et Ecclesiae inimicis nullam vindictam posr-itis. et ut idem potius ad veniam pertineant postulatis.

Après avoir sévi en 316 contre les Donatistes par la « loi d'unité », après leur avoir concédé la tolérance par le rescrit du 5 mai 321, Constantin a jugé politique de fermer les yeux sur leurs résistances locales, quitte à protéger persévéramment les catholiques contre les vexations que, en Numidie surtout où le Donatisme est plus enraciné et plus dru, les Donatistes essaient de leur intliger. Isoler ces intraitables, maintenir les privilèges civils des catholiques, manifester à propos que les catholiques ont seuls la confiance du prince et qu'il n'y a pas de termes assez sévères pour exprimer l'aversion que les ennemis de l'Eglise lui inspirent : telle est la politique à laquelle s'est finalement arrêté Constantin. N'est-ce pas celle que liosius lui avait conseillée d'abord, et n'eùt-il pas mieux fait de s'y tenir?

(p. 21;>), déveIopi>eiiieiit du genre liomilétiqiie, dont l'auteur énonce que tout ce que font les liérêti(|ues et les scliismatiques ils le l'ont diaboli instinclu; il cite à rapi)ui un texte évangélique, •< ut scriptura loquilnr », ])ris à Malth. vu. 17-18; il rappelle qu'ils ont le dialilo pour père (ri'ininiscence de Ion. vni, M). Je doute que ce développement à citations scripluraires soit autlienti(|ue. Le texte autlienlique de la lettre commencerait à [Eti Satis (/ratulatus sum. Les arguments (|ue M*-'"" Ducliesne fait valoir pour l'authenticité s'appliijuent excellemment au texte ainsi raccourci, et les difficultés de M. Seeck n \ou\ ce (lue nous éliminons.

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