‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 157 sur 274 · EusEB. V. C. ir, m-lù : AiTTÀriv u.oî · texte numérisé non relu

EusEB. V. C. ir, m-lù : AiTTÀriv u.oî

LE CATHOLICISME NICÉEN. 317

les traiter avec cette désinvolture! La lettre lui prête un propos plus inconsidéré encore : « Vous savez bien, écrit-il, que les philosophes, en se rattachant à un dogme f d'école), sont souvent en désaccord sur tel ou tel point particulier de leur système, et que ces dissentiments ne les empêchent pas de conserver entre eux l'unité de dogme (de leur école), toù oo^uaTo? êvwffii;. » Comparer le catholicisme à une école philosophique où l'unité d'école n'exclut pas la liberté d'examen et le droit à l'iiérésie, c'est méconnaître l'essence même du catholicisme, c'est une dérision du catholicisme. La leçon de scepticisme que Constantin donnerait là à l'évêque d'Alexandrie et à Arius, outre qu'elle viendrait trop tard, serait proprement un enfantillage. Et ce n"est pas un moindre enfantillage que de représenter, à la fin de la lettre, Constantin conjurant Alexandre et Arius de lui rendre à leur tour la paix, de faire qu'il puisse dormir sans souci, de lui épargner de fondre en larmes, et par leur discorde de ne pas lai fermer les portes de iOrient*.

Constantin eut une meilleure inspiration que d'adresser cette lettre inconsidérée, il envoya Ilosius à Alexandrie-. S'il lui donna des lettres pour les Alexandrins, nul doute qu'Hosius aurait répugné à porter celle que nous venons de rejeter. Hosius à Alexandrie prit part à un concile des évêques d'Egypte. Nous savons qu'on y régla le schisme de

1. I'. B., " Les (locumenls de la V. C. ■>, Bull. anc. litt. et arch. chirt. l!tr«, p. 83-8(;. Contre Hviinaci., Doumeiuj. t. 11 '►, p. 19i, qui fait de cette

eltre un des monuments les plus importants de la politique religieuse de Constantin. — Tii,[.i-,m(im', t. VI, p. 2:28. la soupçonne d'avoir été inspirée |)ar Kusèbe de Mromcdle : mais Kusèhe de >'. ne professait pas ce scepticisme et ii'clait pas dispose à renvoyer dos à dos Alexandre et Arius.

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