‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 160 sur 274 · SOZOM. I, 17. RUFIX. X. o (p. 9(i · texte numérisé non relu

SOZOM. I, 17. RUFIX. X. o (p. 9(i

324 LA PAIX CONSTAjNTINIENNE.

ayant excité l'indignation des évêques assemblés à Nicée : « Ils se fermaient les oreilles « , écrit Atlianase ' .

Deux mots de Sozomène sont à relever : TrpoxiOî- [/c'v(>)v £'i; ro xoivôv ojv eoô^a^ov oieX-'yov-co : les évêques, ayant d'abord opiné, discutèrent. En d'autres termes, on aurait demandé à chacun sa seiitentia sur la question posée, puis il y aurait eu une discussion.

Pour ce qui est des sententiae de Nicée, un fragment nouveau de Philostorge apporte un peu de lumière : « Quand arriva le jour fixé, et que les évêques vinrent exprimer chacun son sentiment, l'empereur était au milieu d'eux, mais attendant ce que l'assemblée déciderait". » Chaque évêque, conclurons-nous, avait donc sdisententia à prononcer '^ Sur ce point la procédure adoptée aurait été la même que nous avons vuC' pratiquer dans les conciles de Carthage et de Rome, c'est-à-dire celle du sénat romain. Les opinions exprimées par les évêques se ramenaient à deux, rapporte Sozomène : les uns, dit-il, estimaient qu'on ne devait pas innover contre la foi reçue depuis 1 origine, et ceux-là surtout pensaient ainsi que leur simplicité inclinait à croire que la foi en Dieu ne comporte pas de curiosité ; les autres au contraire professaient qu'on ne devait pas suivre sans examen les opinions anciennes '. Nous avons là en raccourci un résumé,

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