EisF.B. V. C. III
;$. Comme Consianiiii s'exprimait sans (lilliculté en grec, on peut conjecturer qu'il liarangiia le concile on latin, parce que le latin était pour ainsi dire la langue officielle de l'empereur et de l'Etat. Seeck t. ni. p. '»10.
334 L^ PAIX tONSTANTINIE^iNE.
de la victoire sur les t}Tans (Maxence, Licinius) comme de victoires remportées ôeoj (rw-r^po; ouvayiei. Il se déclare cultor Dei, et salue dans les évêques des cultores Dei comme lui. L'Église, il l'appelle ■/] ixx>-/î<TÎa Toîi ôïoù. Il lui a assuré la liberté, il ne peut souffrir que la discorde soit dans son sein. Il ne veut pas qu'elle soit exposée aux blasphèmes, mot de valeur qui suggère que le prince a compté sur lunité de TEglise, et qu'il est sensible aux sarcasmes que provoque dans l'opinion païenne le spectacle des discordes d'évèques. Le prince veut l'unité : il a assemblé les évêques pour qu'ils se mettent d'accord. Il a trop de tact pour leur proposer l'exemple des philosophes! Son langage est le langage d^'un prince qui n'a pas de parti pris doctrinal sur le sujet de la controverse, qui tient avant tout à la concorde des évêques, mais qui se récuse de la leur imposer et les invite à la réaliser eux-mêmes « selon les lois de la paix ».
Ayant achevé sa harangue, ajoute Eusèbe, Constantin « donna la parole aux proèdres du concile •» ', c'est-à-dire aux évêques qui étaient lès premiers dans l'ordre de préséance. Sur cela, Eusèbe rapporte que les évêques se mirent à accuser leurs collègues, les accusés à répondre à leurs accusateurs, et que l'empereur écouta patiemment et attentivement. (3n pourrait croire qu'il s'agit de querelles personnelles : ne serait-ce pas le fond même du débat doctrinal qu'Eusèbe présente sous cette forme sommaire? Il s'applique, en effet, à présenter Constantin comme l'auteur personnel de la réconciliation des évêques, écoutant les raisons des deux parties, parlant grec