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LE CATHOLICISME NICÉEN. Sés
avec les êvêques, persuadant les uns, confondant les autres, louant ceux qui parlaient bien, les amenant tous à s'entendre '. Ce Constantin insupportable n'est pas le vrai, Tillemont en faisait déjà l'observation : « Voilà, écrit-il, ce qu'Eusèbe de Césarée nous dit du procédé de Constantin dans le Concile. Mais il est à craindre qu'il n'ait beaucoup ajouté à la vérité, puisque de la manière dont il nous le dépeint tant en cet endroit qu'en quelques autres, il sembleroit qu'il eust esté le maistre du Concile, et qu'il en eust violé la liberté^. » On a vu l'historien arien Philostorge témoigner que Constantin était au milieu des évêques « attendant ce que rassemblée déciderait ». Il n'avait que cela à faire, pour sa dignité comme pour celle du concile. Jamais les Ariens n'ont fait valoir contre le consubstantiel qu'il leur aurait été imposé par le prince. Athanase dit avec solennité que la liberté des évêques fut entière : « Aucune contrainte n'amena les juges à se prononcer comme ils firent, mais tous par conscience vengèrent la vérité ^. »
Quand le concile eut adopté le symbole et les anathématismes qui le complétaient, Constantin intervint pour amener l'opposition à se rendre. Les évêques irréductibles, ils étaient une poignée à peine, durent être l'objet des instances du prince qui ne voulait pas de dissidents. De ces instances s'entendent peut-èlre les efforts de conciliation dont parle Tîusèbe. Philostorge est plus catégorique : les partisans d'Arius, écrit-il, ne se ralliant pas à la foi du concile, « l'empereur prononça... que tous ceux qui