‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 168 sur 274 · Optât, i, 2G (p · texte numérisé non relu

Optât, i, 2G (p

4. EpiPHAN. //ae)-. Lxviii, 1, fait observer que l'évcMiue de Lycopolis était en Egypte le premier après celui d'Alexandrie.

LE CATHOLICISME NICÉEN. 337

de son intrusion, le concile d'Alexandrie (du temps de lévêque d'Alexandrie, Pierre) l'avait déposé K Mélèce n'avait pas tenu compte de cette sentence, ni n'en avait appelé, et s'était trouvé ainsi à la tête d'un schisme, qui au moment du concile de Nicée avait près de vingt ans d'existence. Les Mélétiens n'étaient pas nombreux, mais ils avaient la prétention d'être « l'Eglise des martyrs ». Ils étaient très animés contre les évêques légitimes, surtout contre celui d'Alexandrie, quel qu'il fût, soit Pierre, soit Achillas, soit Alexandre : ils avaient saisi Constantin de leurs griefs contre Alexandre^.

Constantin eut la sagesse de remettre l'affaire des Mélétiens au concile de Nicée, qui les traita avec une bienveillance égale à celle du concile de Rome de 314 envers les Donatistes. Mélèce fut autorisé à continuer de résider à Lycopolis : il garderait le nom d'évêque, mais il lui était interdit de se montrer en aucune autre ville ou région, et on lui enlevait tout pouvoir de faire des ordinations. Quant aux évêques, prêtres, diacres, ordonnés antérieurement par lui, le concile de Nicée voulut qu'ils fussent « confirmés par une imposition des mains plus mystique ^ » en vue de conserver leur dignité et leur fonction : toutefois, en chaque Eglise, ils seraient soumis à « l'évêque de l'Eglise catholique », soumis lui-même à l'évêque d'Alexandrie, ils prendraient rang dans la hiérarchie existante à la suite de ceux de leur ordre, mais ils n'auraient pas droit de participer aux élections pour l'admission dans le clergé. Lorsque des vacances viendraient à se produire [dans répiscopat). il ne

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