‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 169 sur 274 · Atiianas. Apol. coiUra Arianox, -j · texte numérisé non relu

Atiianas. Apol. coiUra Arianox, -j

-2. Ibid. 11 : "/al 'A>.£?àv5pvj ■/.axYiyop-iînavTs; l^éxp'? «'J'oO toû {ixa:-

3. Sur le sens de celle expression. SAf.TKT, firordinnlions, p. 3!t.

338 LA PAIX (ONSTANTINIENNE.

serait pas interdit pour y pourvoir de choisir parmi les nouveaux venus, à condition qu'ils fussent dignes et que le peuple les élût, et que Tévèque d'Alexandrie consentît à ce choix et le confirmât. Exception laite de Mélèce, que le concile voulait écarter à jamais de tout g-ouvernement ecclésiastique ' . Les réserves posées parle concile deNicée ménageraient les droits acquis du clergé fidèle et sauvegarderaient ceux de révêque d'Alexandrie : pour le reste, le concile jugea que les Mélétiens seraient moins dangereux dans l'Eglise qu'à côté délie, et que l'unité valait bien quelque transaction.

Les dispositions prises à Nicée concernant les Mélétiens. nous sont connues, grâce à la lettre synodale adressée par le concile aux évêques d'Egypte : cette même synodale fait connaître la décision qui a trait à la date de Pâque. « Nous vous annonçons la bonne nouvelle de la concorde de la très sainte Pàque : grâce à vos prières, ce point aussi a été rectifié : tous nos frères de l'Orient qui célébraient jusqu'ici (la Pâque; avec les Juifs, la célébreront désormais d'accord avec les Romains et vous (les Alexandrins) et tous ceux qui depuis le commencement la célébraient avec vous -. » Le concile de Nicée obtient que

i. Lera'e Tî) âyià Osoû y/ipixi du concile de Nicée aux évêques d'Egypte, de Lihye et de Pentapole. Socrat. //. E. i, 9. L'évêque d'Alexandrie. Alexandre, exigea de Méloce la liste des évêques par lui ordonnés : on a cette liste i Ppeêiov) dans Athaxas. Apoloff. contra Aiian. "I, elle donne le nom de cliaque évè(|ue et celui de sa ville : vini{t-luut évêques au total, sans coniptei- :Mélr'ce.

2'. Lettre citée : lujjispfôvw? 'Pwaaioi; -/.al -^jj-ïv -/.ai Tcàcv toî; È| àp)fiaiou [lef)' T|(i.fÔv ouXàTTouffi To itâ7-/3t. Cette lettre est adressée aux évêques d'Egypte, etc. par tous les évêques présents à Nicée Iiarmi lesquels ces évê(|ues d'Orient 'toùç Iv tïî âwa àoeXco-j;) (jui ne s'accordaient pas jusque-là avec les Alexandrins. Voilà pourquoi, au lieu de ôl^ïv et de r\\LÛ>v, il faut lire 0|xîv et CjAÔiv, qui est d'ailleurs la leçon de TnEODOuET. H. K. i, !», 12 (P.vumemiei:, p. 41).

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les « Syriens », comme les appelle quelque part Atlianase ' , abandonnent leur méthode de calculer la date de Pàque, qui les met parfois en avance d'un mois sur les Églises du reste du monde chrétien. Désormais les frères qui sont en Orient s'accorderont avec Rome et avec Alexandrie. On se rappelle que déjà en- 314 le concile d'Arles avait prescrit l'unification de la célébration de Pâque à la date notifiée chaque année par l'évèque de Rome.

L'œuvre du concile de Nicée fut complétée par l'adoption de vingt canons. Ils sont mentionnés dans la synodale adressée par le concile aux évêques d'Egypte, de Libye et de Pentapole, comme devant leiiF être notifiés par l'évèque d'Alexandrie, qui avait pris part à leur rédaction^. Comme les canons du. concile d'Arles, ils posent des règles pratiques destinées à résoudre des cas réels, des litiges récents. Ainsi le canon 4 peut avoir été inspiré par les intrusions de Mélèce : l'évèque, y lisons-nous, doit être ordonné par tous les évêques de la province : si ce n'est pas possible, il faut au moins la présence de trois évêques pour lui imposer les mains et le consentement écrit de tous les autres, la confirmation (du choix de l'élu) appartenant au métropolitain de chaque province ^. Le canon 5 est une leçon aux évêques qui trop facilement prennent sur eux de ne pas tenir compte des excommunications prononcées

1. Atha:^as. De synod. S : oï ànà lupia:. Mais il précise, ibid. : 01 àTiô tfii; ilypîaç -/.al KtXixiaç xal IMeGOTiOTapa;. Alhanasc (rnorice que les Syriens furent soutenus par Eusôbe de Nicomédie et son groupe.

-2. Lettre 'ETiEiSrj xrn -roij Oeoû, Socu.vï. i, !> : £Î 6s xi àllo ixavovt'<T6ï] •?) ÈS'jYiiaTÎffO-/!, iTV)[j.TrâpovToç ...'AXeEdtvopo-j, sOto; Ttapniv à'/piêéffTîpov àvoioît Tipoç ij[j,à;.

.i. Arles, canon 8, réclame la présence de sept évètiues uu au moins de trois, mais ne parle |)as du inétroiioliiain.

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par leurs collègues : Celui qui a été chassé par l'un ne doit pas être reçu par les autres, y lisons-nous, et cette règle est donnée comme un canon déjà reçu ^. Toutefois, ajoute sagement le concile, comme Tévêque qui a excommunié peut l'avoir fait pour de mauvaises raisons, en chaque province deux fois par an se tiendra un concile de tous les évéques de la province, qui pourra reviser la sentence : le premier de ces conciles se tiendra avant le carême, le second à l'automne. Le canon 6 vise lui encore les usurpations de Mélèce : il confirme les pouvoirs de l'évêque d'Alexandrie sur l'Kgypte, la Libye et la Pentapole, et pour l'avenir met en demeure de renoncer à l'épiscopat quiconque sera devenu évèque sans le consentement du métropolitain. D'autres canons visent des situations créées par la persécution de Maximin ou de Licinius, en particulier la situation des lapsi. Le canon 15 se plaint que, en certaines régions, l'usage ait été abandonné qui interdisait à tout évêque, prêtre, diacre, de quitter l'Eglise pour laquelle il a été ordonné, et de passer dans une autre : le concile de Xicée pour l'avenir frappe de nullité toute translation semblable, soitd'évêque, soit de prêtre, soit de diacre -. On ne peut pas dire que ce canon ait visé le cas d'Eusèbe de Nicomédie, car c'était le cas de bien d'autres évéques, à commencer par Eustathe d'Antioche.

On a dit des canons de Nicée qu'ils édictent une « législation sans caractère synthétique, toute de circonstance, comme fut toujours la législation des

1. Arles, canon d6. avait iléjà prescrit que l'excommunié ne devait être réconcilié (jue là où il avait été excommunié. Mais Arles ne parle pas de l'appel au concile provincial.

2. .Vrles, qui ne pensait pas à Eusébe de Nicomédie, avait prescrit la même règle concernant les diacres, les prêtres (canon i\), et les évéques l'-anon 2). L'abus devait sévir partout.

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conciles ' ». Elle met de l'ordre, elle réforme des abus, elle s'attache avec insistance à la discipline, à la stabilité, à la dignité du clergé, elle donne desgaranties aux laïques et aux clercs contre l'arbitraire épiscopal. L'unité provinciale s'y accuse par la prescription de tenir deux conciles par an et d'associer tous les évêques de la province à toutes les élections d'évéques. Le métropolitain en chaque province a des droits sur ses collègues, et ces droits sont attachés à son siège. Nous avons étudié ailleurs la primatie privilégiée reconnue à l'évêque d'Alexandrie et à Tévêque d'Antioche sur des groupes de provinces, à l'imitation de ce que le concile de Nicée reconnaît à l'évêque de Rome.

Le concile n'a pas eu à s'occuper des Donatistes, mais il a fait une tentative pour ramener les Novatiens au giron delÉglise. Le concile n'a pensé qu'aux Novatiens des pays grecs, il leur donne leur nom grec de KaQapoî, les purs. 11 met à leur retour cette condition préalable qu'ils s'engageront par écrit à se soumettre « aux dogmes de la catholique et apostolique Église », c'est à savoir qu'ils accepteront de frayer avec ceux qui sont mariés en secondes noces et avec ceux qui ont failli dans la persécution et se sont soumis à la pénitence. La foi des Novatiens, en effet, ne différait pas de la foi catholique, au temps du concile de Nicée, sinon sur ces deux articles. Le concile leur fait une avance plus considérable, il reconnaît leur clergé, en acceptant comme valides les ordinations des Novatiens, comme il a accepté comme valide (sans avoir à le dire) le baptême par eux administré. Lorsque, dit le S" canon que nous analysons, « dans des villages

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