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LE CATHOLICISME NICÉEN. 353
qu'il haranguait dans un banquet : « A vous les choses de l'intérieur de l'Eg-lise; moi, j'ai été institué par Dieu ETTÎaxoTTo; des choses de l'extérieur \ » Ingénieuse formule de la liberté de l'Kglisc chez elle, liberté à laquelle Constantin entendait ne pas porter atteinte.
La piété de Constantin s'exprima surtout par sa muniiicence envers les évéques. Eusèbe, qui n'a pas manqué de louer dans Constantin le donateur, est loin d'avoir tout dif^. Nous avons vu, à Constantine, l'empereur donner le terrain et payer la construction d'une basilique : ainsi en alla-t-il sans doute en bien d'autres cités que nous ignorons.
Eusèbe mentionne Nicomédie, où Constantin éleva une basilique somptueuse, voulant qu'y fussent dédiés au Sauveur (tôî aùtoù Gonr^oi, son sauveur) les trophées (vix-/ir/ipta) de sa victoire sur Licinius; à Antioche, il construisit une basilique exceptionnelle par ses dimensions, par sa richesse, pour être digne de la métropole de l'Orient^. Jérusalem lui dut la construction de la basilique du Saint-Sépulcre (.Inas^as/s), de la basilique de l'Ascension (Eléona), et Bethléem la basilique de la Nativité, qui, de toutes les architectures de Constantin, est seule debout encore '. On sait, grâce au Liber pontificali-s, qu'il avait fondé une basilique à Naples, une autre à Capoue [basilica Apo-
\. Elski;. V. ('. IV, 2;{ : 'A).X' CfJ.îï; [J.kv xtôv elcM Tf,; £zx),ri(Jc'a;, èyà) Tôiv éxTo; -jTià 6îoû xaOcffTaaivoi; ÈT^iirxoTio; àv etY)v-