‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 182 sur 274 · Athanase. o/^. cit · texte numérisé non relu

Athanase. o/^. cit

-2. Ibid. G et 9.

■i. Ibid. 6.

L'OLIGARCHIE EUSÉBIENNE. 363

La première attitude de Constantin fut de se tenir résolument aux décisions du concile de Nicée. En Egypte, les Mélétiens ayant refusé de se soumettre aux conditions que le concile avait faites à leur retour, l'empereur appela l'affaire à lui, s'appliqua à gagner les récalcitrants par des présents, et finalement rendit sa sentence. Eusèbe la connaissait par une lettre de Constantin, qu'il n'a pas insérée, dans laquelle le prince confirmait les décisions du concile de Nicée, exhortait les mécontents à la concorde, les pressait de ne pas déchirer l'Eglise et de penser au jugement de Dieu '. En Bithynie, il ne fallut pas longtemps à Constantin pour se rendre compte que l'adoption du consubstantiel par des évêques comme Eusèbe de Nicomédie avait été une concession de pure forme. Philostorge rapporte que les trois évèques de Nicomédie (Eusèbe), de Chalcédoine (Maris) et de Nicée (Théognis), se trouvèrent aussitôt après le concile unis pour en promouvoir la revision, et qu'ils s'adressèrent à Constantin en lui disant : « Nous avons, ù prince, commis une impiété en souscrivant à l'impiété (c'est-à-dire au consubstantiel] par crainte de ta personne. » Qu'ils aient ou qu'ils n'aient pas tenu ce langage, Constantin les exila tous les trois, en Gaule ^. Il y eut plus qu'une sentence d'exil, qui était une simple lettre de cachet et révocable : les deux cvè-

I. Kl sEi:. V. C. III, 2.t. Kusrix" ne proiioiicn pus le nom des Mélétiens. La discorde dont il s'agit étant donnée comiiic |iaiticuliere à l'Kgyini-, on ne pent ix'nsor ([n'aiix Mcli'tiens. Ainsi rcnlend l'ii.i.F.MOMt

t. vi, p. -jr;.

•2. Pn!^,o^1lp|;(;. ii, 1 et !'• p. 1-2 .

366 LA PAIX C0>'STAISTIMENM:.

ques de Nicomédie et de Nicée furent déposés. Ils durent être régulièrement déposés, puisque Athanase parle des deux évêques qui prirent leur place comme d'évèques légitimes '. Pliilostorge place l'exil d'Eusèbe de Nicomédie trois mois après le concile ^. Ces mesures énergiques, qui atteignaient les deux évêques les plus près de la cour, étaient pour faire comprendre à l'épiscopat grec la docilité et la netteté avec laquelle Constantin voulait qu'on se soumît au concile.

Mais trois ans plus tard, en 328, Constantin rappela d'exil Eusèbe, Théognis et Maris ^. Bien qu'Eusèbe et Théognis eussent été déposés, ils reprirent le gouvernement de leurs doux Eglises de Nicomédie et de Nicée en congédiant leurs successeurs''. Lévéque de Nicomédie et ses deux collègues de Nicée et de Chalcédoine, qui devaient ne penser qu'à leur revanche, étaient trop habiles pour ne pas en attendre l'heure. Eustathe d'Antioche ne sera frappé qu'en 331. Alexandre mourut en paix à Alexandrie en 328 (17 avril), les Alexandrins lui donnèrent pour successeur son diacre Athanase (8 juin).

L'évêque de Nicomédie, et par là s'explique apparemment son rappel d'exil, se rattachait par sa naissance à la famille impériale, et passait pour être très avant dans la confiance de la veuve de Licinius, Constantia, sœur de Constantin, qui résidait à Nicomédie : on assurait qu'il n'avait à Nicée souscrit au consubstantiel avec ses amis, que sur la demande de la prin-

1. Atiianas. Apolug. contra Arian. 7. Tili.kmont, t. VI, \t. 207 : « Nous ne pouvons pas douter qu'on n'ait assemhlc des Conciles et pour la déposition d'Eusèbe et de Théognis, et pour l'élection de leurs successeurs; mais riiistoire ne nous en fournit aucune preuve certaine. »

-i. Philostoug. 1, 10 (p. 11).

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