‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 183 sur 274 · Ibid. ir, 7 (p · texte numérisé non relu

Ibid. ir, 7 (p

i. SOCRAT. I, 23.

LOLIGARCFIIE EUSKBfENNE. 367

cesse '. La mère de Constantin, Hélène, était née en Bithynie, àDrepanum (Drepanum se trouve à lentrée de la baie au fond de laquelle est Nicomédie) ; en 327, l'empereur appela Drepanum Helenopolis ^. Hélène avait la plus grande dévotion pour le martyr qui était vénéré à Drepanum, et qui n'était autre que Lucien, le maître d'Eusèbe de Nicomédie et des autres « collucianistes ». Ainsi, de bonne foi, la dévotioa de l'impératrice mère se trouvait très particulièrement intéressée à un martyr illustre, dont l'évêque de Nicomédie, l'évèque de Nicée et l'évêque de Chalcédoine étaient les disciples : le martyr ne garantissait-il pas la foi de ces évêques, qui étaient par leur culture l'intelligence de i'épiscopat grec?

A Antioche, Eustathe vit le danger que la foi nicéenne courait du fait de l'influence que gagnait à Nicomédie Eusèbe et son groupe. Dans un fragment que Théodoret a conservé, Eustathe rappelle comment à Nicée a été adoptée la formule de foi, après que le concile a repoussé comme un blasphème celle que proposait Eusèbe (de Nicomédie), comment les enragés fauteurs d'Arius ( 'Apeio ui.avlTat) ont anatliématisé leur propre doctrine, comment ils ont souscrit de leur main la formule nicéenne : rétablis à la tête de leurs Eglises, non sans vicissitudes, l'humilité seule leur convenait. On les voit, au contraire, « tantôt en se cachant, tantôt au grand jour, défendre les opinions condamnées ». Ils s'efforcent d'échapper à la vigilance des clairvoyants, « et ils traitent en ennemis les hérauts de la piété -^ ». — Des controverses,

t. l'iiii.osTOUG. r, 9 (p. 11).

-2. HiK.RONYM. Cliron. a. 327 (éd. Helm, p. -231;. Phii.ostouc. ii, 12 li (p. -H'-Xi).

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