‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 184 sur 274 · TlIEODOrVET. I, 8, l-iJ · texte numérisé non relu

TlIEODOrVET. I, 8, l-iJ

368 LA PAIX ( ONSTANTINIENNE.

en effet, s'étaient ouvertes entre évoques : Philostorg'e en parle en termes à la fois obscurs et excessifs, qui semblent dire que Constantin y prit part et qu'il sacrifia le consubstantiel ' . Socrate doit être dans le vrai , quand il dit avoir eu en mains des lettres d 'évoques datant de la période qui suivit le concile de Nicée, et desquelles il ressort que le mot de consubstantiel déconcertait plus d'un évt'que -. Socrate parle de ces échanges de lettres entre évèques comme d'une controverse confuse, qu'il compare à un combat de nuit. Socrate nomme deux de ces controversants, Eustathe d'Antioche et Eusèbe de Césarée. Eustathe reprochait à Eusèbe de fausser la doctrine de Nicée, Eusèbe traitait FÀistathe de sabellien^. La tactique des antinicéens s'annonçait, qui accuseraient le terme de consubstantiel de restaurer le modalisme. La controverse finit mal : un concile d'Antioclie, en 331, mit Eustathe en accusation, précisément sous l'inculpation de sabellianisme, et le déposa '■.

Eustathe payait ainsi pour la ferveur avec laquelle il avait à Xicée accueilli le consubstantiel, et pour le zèle qu'il avait mis depuis Nicée à le défendre. L'Eglise d'Antioche comptait dans son clergé des « collucia-

1. l'uiLOSTORi;. n. 1 [\i. 1-2) : y;i7.[JL[j.a~a 7:avTay o-j 5ta7ïî'ijL'J/at tô jj.àv ôpLOOÛCTiov oia<7-JpovTa, -/.paxûvovTa Zï to éTspooOTiov, ol; •j-pixf/.jjiaffi xal Tov 'A),£$avop£i'a; 'A).£|avSpov -jrtoypà'Lai. Ainsi avant lu mort d'Alexandre (328\ Constantin aurait lait de la propagande contre le Nicaenum et gagné révê<|ue d'Alexandrie à cette palinodie. Cette assertion de Pliilostorgc est fabuleuse, romnie plusieurs autres du même enragé arien. — Par contre, la lettre Toùç uovvipoù? /.xi àasoeï; insérée par Sochat. i, !», lettre de Coostantiii aux évéques et aux peuples, pour llclrir Arius (|ui est comparé à Porpinre et dont les partisans sont traités de Porphyriens, etc. n'a pas apparence d'être une lettre authentique de Constantin.

i. SociiAT. I, -23 : -fi xo'J ôaooyrrio-j )i;iç nvàç oiîTv.paTTS.

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