‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 186 sur 274 · Atiianas. Hisl. Arianor. i · texte numérisé non relu

Atiianas. Hisl. Arianor. i

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370 LA PAIX CON'STANTiNIENNE.

force armée. L'empereur écrivit aux Antiochiens, les assurant qu il avait « lui-même entendu celui qui était cause de la sédition » (Eusèbe de Césarée, qui ne prononce pas lé nom d'Eustathe, le désigne par cette périphrase peu généreuse) \ Le successeur d'Eustathe fut l'évoque de Tyr, Paulin, ami d'Eusèbe de Césarée et qui à Nicée avait été du petit groupe des défenseurs d'Arius^. Paulin étant mort six mois après son transfert à Antioche, les évêques réunis pour lui donner un successeur pensèrent à Eusèbe de Césarée, qui déclina la proposition, mais qui a tenu à ce que nous n'en ignorions rien.

Nous savons ainsi que l'élection de l'évèque d' Antioche s'est faite sous la surveillance du comte Strategius et aussi du vicaire du diocèse d'Orient, le comte Acacius, qui en ont fait un rapport à l'empereur, en même temps que les évoques réunis à Antioche pour l'élection lui écrivaient 'K — Constantin a aussitôt adressé une lettre « au peuple des Antiochiens )) : il y parle de la concorde que Dieu veut et qui convient à des frères : il les félicite d'estimer Eusèbe évêque de Césarée, qu'il n'estime pas moins. Puis donc qu'Eusèbe se récuse, les Antiochiens chercheront ailleurs l'homme qu'il leur faut, en se gardant de tout tumulte, de toute sédition. Cette lettre tranquille et sage, qui s'achève par la clausule habituelle : « Que Dieu vous garde, chers frères », serait irréprochable si Constantin, avant de finir, ne louait pas les Antiochiens d'avoir nettoyé la sentine de leur navire, allusion brutale et injuste à la déposition d'Eustathe *.

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