Atuakas. Apolog. c. Arian
L'OLIGARCHIE EUSÉBIENNE. 38Î
Eusébieiis n'est plus tolérable. x( C'est pourquoi nous demandons que l'afifaire soit soumise au très pieux et très théophile empereur, près de qui nous pouvons défendre les droits de l'Ég-lise et nos droits : nous avons confiance que sa piété, si elle nous entend, ne saurait nous condamner. Nous t'adjurons donc, au nom de Dieu Pantocrator, et par le très pieux (empereur), à qui nous souhaitons ad multos annos victoire et santé avec les enfants de sa piété, de ne rien faire de plus, d'interdire au concile de s'occuper de notre affaire, et de la réserver à l'audience de l'empereur. » Lettre navrante! Le concile mené par Eusèbe de Nicomédie ne connaît plus de loi ecclésiastique. Athanase se tait. Ses fidèles évêques égyptiens, exclus du concile par la partialité passionnée des membres de l'assemblée, s'adressent au fonctionnaire impérial qui a mission de maintenir l'ordre dans le concile, le conjurent de dessaisir le concile d'une affaire oîi il est incapable d'équité, et tentent d'en appeler du concile à l'empereur.
Un évêque qui prenait part au concile et qui était dévoué à Athanase, Alexandre de Thessalonique, appuya la requête des égyptiens : nous avons la lettre qu'il adressa au comte Dionysius et où il le prie de prendre garde aux suites que peuvent avoir l'arbitraire et à la violence du concile ^ Le comte intervint. 11 représenta au concile que déjà Athanase avait récusé les évêques qu'on avait envoyés en Egypte pour enquêter, et qu'Alexandre de Thessalonique estimait fondé le sentiment d'Athanasc. « Vous vous souvenez de ce que je vous ai écrit moi-même antérieurement : j'ai mandé en effet à Vos Excellences,.