‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 190 sur 274 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

384 LA PAIX LONSTAINTIMENNE.

Seigneurs, qu'il faut que les commissaires soient désignés d'un commun accord. Prenez garde que vos actes ne prêtent à la critique, et que nous ne donnions prétexte à de justes reproches de la part de ceux qui veulent nous mettre en cause ' . » Ce nous est l'indice que le comte a partie liée avec Eusèbe de Nicomédie et le concile : le ton de sa lettre est d'une déférence protocolaire, sa politique va à sauver les formes, mais au fond Athanase est perdu.

Il comprit qu'il n'avait plus rien k faire à Tyr, qu'il n'y était même plus en sécurité, mais, loin de renoncer à défendre la cause avec laquelle sa personne s'identiGait dés lors, il se décida à en saisir Constantin en droiture : il partit-.

Le concile de Tyr, sans s'inquiéter de son absence, le condamna, le déposa, lui interdit le séjour d'Alexandrie, de peur, disaient les évêques, que sa présence n'y provoquât des séditions. Le concile réhabilita les Mélétiens qu'Athanase avait refusé d'accueillir, Jean Arkaph à leur tête, et leur rouvrit les rangs du clergé. Puis il adressa à Constantin une relation des actes du concile, et à tous les évêques de la catholicité une synodale les informant de la condamnation d'Athanase et leur demandant de rompre toute communion et toute relation avec lui. La synodale reprochait à Athanase d'avoir l'année d'avant refusé de comparaître devant le concile de Césarée, « au mépris dun ordre de l'empereur »; d'avoir au concile de Tyr refusé de répondre aux griefs articulés contre lui, ou d'avoir répondu aux évêques par des invectives, et finalement d'avoir pris la fuite. La charge décisive était le calice brisé d'Ischyras, dont

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