‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 19 sur 274 · I. Id. V, 35 (p · texte numérisé non relu

I. Id. V, 35 (p

■2. Id. viir, 7 il. II, p. 3o'0.

3. Aunoi.d, Roman Stoicisin, p. iOI. — Il n'est pas prouve ((u'il faille

altrihucrn Seplitne Sévère d'édit de persécution contre les chréliens.

TeriuUien, dans son opuscule Ad Scapulam, en '21^2, parle do Septime

Si'vère comme d'un prince hienveillant. Sur la loi de Sparlien

S'ci'c/'. 17), on a cru (pie Sepiirne Sévère avait interdit la propa^'ands

34 LA PAIX CONSTANTIMENNE.

si la leçon quil donne à Domitien n'a pas dans la pensée de Philostrate quelque application possible au temps de Septime Sévère, et ne pourrait s'entendre des chrétiens. Je ne crois pas que telle ait été l'arrière-pensée de Philostrate. Plus vraisemblablement, Philostrate a ignoré de parti pris les chrétiens, en les estimant peut-être comme faisait Galien, mais persuadé avec raison que leur philosophie et celle qu'il préconisait étaient inconciliables. Ses vœux en faveur de la tolérance, son appel à la clémence du prince, ses protestations contre les délateurs, sa conviction que « la véritable philosophie » est hors des atteintes de la violence, n'en sont que plus remarquables, après sa propre philosophie, comme symptôme de l'esprit nouveau qui s'affirme à Rome autour do Iulia Domna.

Le christianisme ne tarda pas à en recueillir le bénéfice. Ne parlons pas des velléités que Lampride * prête à Elagabale (218-222) et que les historiens modernes ont eu tort de prendre pour autre chose que des enfantillages du prêtre syrien couronné -. L'em-

chrctienne : il n'inlerdit que la circoncision en Palestine, la circoncision pratiquée sur des non-juifs. Église naissante, p. 290. Cette interprétation est de Mommsen, Histoire romaine, t. XI (trad. Cagnat). ]). 148-149, en ce qui concerae les Juifs dont parle Spartien: elle s'étend, je crois, normalement aux chrétiens circoncisants de Palestine. Mais celte interprétation ds texte de Spartien n'est pas l'interprétation commune. Voyez H. Aciiklis. Das Christentum in den ersten drei Jahrhun Icrien 191-2,. t. Il, p. -263-204.

i. Lampkid. Heliogabal. 3 et 6 ;cd. Peter, p. 2(Vj et -207i.

2. RÉVILLE, p. 2j6-2"i7. Cl'mont, p. 1G9et 3ô>"). — On a quehiuefois identifié la seconde femme d'tlagahal. la vestale Iulia Aquilia Severa. avec la Severina à laquelle saint Hippolyte. à ce moment le plus savant des clercs de Rome, adressa un de ses livres, le Protreptique à Severina. Cette identification n'est pas di'-fendalile. BAP.DENnEWEn. Althirchl Lit» t. U, p. 52->o23.

pereur Alexandre Sévère (222-235) compte au contraire bien plus qu'on ne croit dans révolution dont nous essayons de retracer la courbe.

Il compta d'abord par sa mère, l'impératrice Iulia Mamaea. On sait que le traité d'Hippolyte De la résurrection a été adressé à l'impératrice Iulia Mamaea. On n'a pas prouvé que Mamaea, « mulier sancta sed avara ' », ait été chrétienne; sans l'être, elle pouvait estimer du christianisme son ascétisme, sa doctrine, ses meilleurs esprits. Ainsi s'expliquerait qu'elle ait écouté Hippolyte l'entretenir de la résurrection de la chair. En 232, pendant un séjour qu'elle fit à Antioche^, elle voulut voir Origène. Eusèbe rapporte le fait en ces termes :

La mère de l'empereur (Alexandre Sévère), elfe s'appelait Mamaea, était une femme d'une grande religion (OsoajêîTidiTT)). Comme ta renommée d'Origène retentissait partout et jusque dans l'entourage de Mamaea, elle tint à honneur d'être estimée digne de voir un tel homme, et à honneur de Juger de la science des choses divines que tout le monde admirait en lui. Donc, tandis qu'elle séjournait à Antioche, elle le manda en lui donnant une escorte militaire. Origène demeura près d'elle quelque temps, lui exposant les points qui relèvent la gloire du Seigneur et la vertu de la doctrine divine, après quoi il se hâta de revenir à ses travaux ^.

Alexandre Sévère n'a que treize ans et demi, à son avènement : sa vertu, sa candeur, donneront naissance au vague bruit qu'il aurait été chrétien, mais sa conversion est invraisemblable '. Au contraire, son syncrétisme accueillant est manii'esLe. L'historio-

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