EusEn. H. E. VI
i. Neumann, p. 207. Vr.ruj), t. U, p. 177.
graphe Lampride, qui est païen, et qui écrit la biographie d'Alexandre Sévère au début du règne de Constantin, dit avoir lu dans un biographe plus ancien, un païen évidemment, que le pieux empereur avait disposé dans son sanctuaire domestique, lararium, les images des princes vertueux divinisés, « dwas principes sed optiinos electos », et aussi les images des âmes saintes, « aiiiinas sanctiores », parmi lesquelles il plaçait le Christ, Abraham et Orphée ' . Lampride encore rapporte qu'une de ses maximes familières était : « Ce que tu ne veux pas qu'on te fasse, ne le fais pas à autrui ». Le prince tenait cette maxime soit de Juifs, soit de chrétiens, qui en usaient : elle plut à sa candeur, il la fît écrire sur les murs du palais et des édifices publics ^. Lampride enfin raconte qu'il voulut élever un temple au Christ et le recevoir au nombre des dieux : « Christo lemplum facere volait eunique inter deos recipere ^ ». Il voulut, on le détourna sans doute de cet enfantillage, car il entendait témoigner une dévotion toute pareille à Isis, à Sérapis '. Mais il fît ce qu'il pouvait faire de mieux en levant l'interdit légal qui frappait les chrétiens : « ludaeis privilégia reservavit. Christianos esse passas est-'. » C'est le grand acte, le grand acte méconnu, d'Alexandre Sévère.
En effet, cet acte est un acte public, et non pas