EisKii. V. C. iv
388 LA PAIX CONSTANTINIENINE.
et Tobjet de toutes les prévenances de l'empereur. De la cour, en effet, sont venus pour rehausser Téclat de la fête de Jérusalem et aux frais du trésor, des personnages du service de l'empereur'. Constantin a confié la mission de recevoir les évêques à un oiïicier du nom de Marianus, qui a toute sa confiance, chrétien exercé aux saintes lettres, assure Eusèbe, et jadis confesseur de la foi : il a ordre de donner de riches banquets en l'honneur des évèques, de faire aux pauvres des deux sexes des distributions de vivres, de vêtements et d'argent, d'apporter à la basilique (de V Anastasis) les présents magnifiques du prince^. L'éloquence de l'épiscopat fut la suprême parure de ces fêtes, assure encore Eusèbe, et il les décrit avec la secrète satisfaction de penser que cet épiscopat est à son image : les uns, dit-il, exaltèrent la piété du théophile empereur, et célébrèrent la magnificence de la basilique: les autres offrirent comme en un festin la théologie des divins dogmes, d'autres les sens profonds des saintes Ecritures. Eusèbe ajoute que ceux qui n'étaient pas capables de ces prouesses oratoires, célébrèrent les saints mystères, prièrent « pour la paix commune, pour l'Eglise de Dieu, pour l'empereur à qui on devait tant de biens, et pour ses théophiles enfants ». Il eût manqué quelque chose à tant de pompe, si Eusèbe de Césarée n'avait pas prononcé un discours, lui-même nous l'apprend^. « Et ainsi fut célébrée cette fête de