I. Ihi'l. W
i. Ibid. ii.
;{. Ibi'h 4S. Eusèbe rap|)orte ensuite (46) qu'il n-pela ce même disrours à Coustantinople. en présence de Constantin et de sa cour, dans le palais. Il s'agit d'un discours sur le séi)ulcre du Sauveur. Eusèbe en parle ailleurs (F. C. iv, 33) avec une vanité satislaitc. De Constantinople, il revint à Cèsarée yibid.). — Eusèbe avait composé un ouvrage
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la consécration (de VAnastasis), qui coïncidait avec la trentième année du règne, au milieu de l'allégresse de tous. »
Ici encore, Eusèbe, qui dans sa Vita Constanti/ii est riiomme de toutes les réticences, n'a pas tout dit. Atlianase, au contraire, dans ces livres de polémique qui sont de vrais Livres blancs, où il accumule les pièces originales insérées in extenso, Athanase a publié la lettre émanée des évèques qui s'étaient rencontrés aux fêtes de Jérusalem, « le saint synode réuni par la oràce de Dieu à Jérusalem », lettre adressée à « l'Eglise de Dieu qui esta Alexandrie et aux Plglises qui sont en Egypte, en Thébaïde. en Libye, en Pentapole, et aussi aux évèques, prêtres et diacres de la catholicité ». Cette lettre, par une anomalie singulière, ne mentionne pas les évèques d'Egypte, etc. comme elle mentionne ceux des autres provinces de la catholicité, faute sans doute de pouvoir nommer l'évèque d'Alexandrie exilé et excommunié, et tout autant les évèques égyptiens qui lui restent fidèles : le concile de Jérusalem s'adresse aux Églises d'Egypte, etc. par-dessus la tète de leurs évèques légitimes. — Nous venons, dit le concile, de célébrer la dédicace du martyrium du Sauveur, grâce au très Ihéophile empereur Constantin. Et le très théophile empereur, poursuit le concile, nous a adressé une lettre dans laquelle, après sètre félicité d'avoir purgé ri-^glise de Dieu de toute haine, de toute discorde, il nous exhorte à recevoir dune âme simple et pacifique '( ceux d'Arius » (toÙç Trspt "Apsiov) qu'une laide envie (ô uiaôxaXoç cpGovoç) a naguère rejetés de l'I^lglise. Le très théophile empereur atteste la droiture de
spécial consacré :i la descriiiiimi de l'Auastasis [ihid. iv, 4C), le(|Ufl esi perdu. II. Vincent et r.-M. \iii;i , Jvrumlcm, t. U (1914), p. \v,\.
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leur foi, qu'ils lui ont professée de vive voix, dont ils ont siffné un formulaire annexé à la lettre de i'empereur : l'empereur en a été satisfait, le concile lest aussi. L'empereur nous a donc exhortés à les accueillir, à les réunir à l'Église de Dieu, comme vous le verrez dans sa lettre que nous vous communiquons. « Nous avons l'assurance que, en accueillant les propres membres de votre corps, grande sera votre joie, grande votre consolation : ce sont vos entrailles, vos frères, vos pères ', que vous reconnaissez et que vous retrouvez. « Sachez que nous avons renoué communion avec eux, qu'ils ont été reçus par ce saint synode, parce que « la foi par eux professée respecte ce que tous professent, la tradition et l'enseignement des apôtres - » .
La profession de foi d'Arius, acceptée par Constantin et par le concile de Jérusalem, est celle qu'a insérée Socrate dans son Histoire ecclésiastique '' . Elle est adressée comme une lettre « à notre maître le très religieux et théophile empereur Constantin », en réponse à l'ordre que l'empereur a donné à Arius de faire un exposé de sa foi, en son nom et au nom de ceux qui sont avec lui. Cet exposé a l'allure d'un symbole, et dun symbole imité de celui de Nicée, mais c'est un Nicaenum d'où le terme ô(jt.ooû<7ioç est absent, et où le Seigneur Jésus est fils du Père, non
t. Ce terme de « pères » confirme le sentiment de Tillf.moxt, t. VI. p. 288, que les prêtres et diacres ariens lurent réintégrés dans leur ordre.
2. Lettre du concile de Jérusalem (Incipit : HàTt p.':-/ ôu-ïv , dans Athaxas. De synodis, 21.
3u SocRAT. I, 26. Reproduite par Sozom. m, 27. Sozomène est ici un témoin très sûr. parce qu'il puise ijour le concile de Jérusalem (comme pour le concile de Tyr) dans la collection de Sabinos. P. ]^. Sozom. et Sa/nnos, p. 272-273. Sc.hoo, p. M"). L'attribution de la profession de foi d'Arius au temi)s du cojicile de Jérusalem à Sozoméue liour garant.
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plus engendré, comme dans le Nicnenum, mais existant avant tous les siècles en tant que Dieu Logos : formule susceptible en soi d'un sens nicéen, mais qui, venant dix ans après Nicée et les controverses pour et contre Nicée, ne peut pas ne pas nier tout ce qu'elle élimine du Nicaenum. Arius termine en disant : « Nous demandons à ta religion, très théophile empereur, puisque nous sommes ecclésiastiques et que nous avons pour foi et pour pensée celle de l'Église et des saintes Ecritures, que tu nous réunisses par ta pacifique et religieuse piété à notre mère l'Église, et que l'on en finisse avec les questions interminables : nous et l'Église étant en paix, que nous puissions les uns et les autres prier comme il convient pour la paix de ton règne et de ta famille ' . » — L'habileté de cette profession de foi ne pouvait tromper que des juges qui le voulaient bien, et dont le dessein arrêté était de substituer au Nicaenum une formule équivoque qui couvrît toutes les divergences cbristologiques. Si, comme Sozomène semble le croire, Constantin se persuada qu'Arius pensait comme les évoques jadis réunis à Nicée -, Constantin aura été la première dupe de l'équivoque.
Au fond, l'équivoque était voulue par l'épiscopat eusébien : la profession de foi souscrite par Arius était le compromis par lequel cet épiscopat, sans désavouer Nicée, pensait accorder avec Nicée la réaction antinicéenne qui était à l'œuvre depuis dix ans dans l'épiscopat grec, l'Egypte exceptée. Eusèbc de Césarée a exalté le concile de Jérusalem : il l'égale à celui de Nicée. « Ce fut, écrit il, le plus grand synode que nous connaissions après celui de Nicée. » Nicée