SozoM. II
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est le premier, Jérusalem lo second '. (]e fut, en réalité, une contrefaçon de Xicée, que les Eusébiens célébrèrent comme le triomphe de leur politique et de leur doctrine, et que le catholicisme ignora.
Quand arriva à Alexandrie la synodale de Jérusalem imposant au nom du concile et de l'empereur la réhabilitation d'Arius, et quand Arius et les prêtres ou diacres excommuniés avec lui se présentèrent pour être réinstallés à leur rang, ce fut une sédition dans toute Alexandrie. A cette nouvelle, Constantin, changeant une fois de plus d'attitude, ordonna d'envoyer Arius à Constantinople pour y rendre compte des troubles dont on le faisait responsable -. Alexandrie, impressionnable et violente, mais fidèle à la cause de son évêque exilé, fait à elle seule échec à ce simulacre de nouveau concile de Nicée, et Constantin, qui redoute les émeutes de grandes villes comme Alexandrie, comme Antioche, renonce pour la seconde fois à imposer xVrius à son hlglise.
11 faut croire que l'affaire passionnait bien au delà d'Alexandrie, car l'arrivée d'Arius à Constantinople provoqua une scission dans l'Eglise, des troubles dans la ville, les uns protestant qu'il ne fallait pas toucher à la foi de Xicée, les autres que la foi d'Arius était irréprochable. L'évêque de Constantinople Alexandre se trouva dans une grande perplexité : il était fermement attaché à la foi nicéenne, cependant Èlusèbe de Xicomédie le pressait de recevoir Arius, le menaçait de déposition s'il ne cédait pas^. Les évêques eusébiens qui patronnaient Arius, et ne voulaient pas lais-
i. Elseiî. V. C. IV. 47.
2. Socr.AT. i, 3". I.'iiilormalion esl prise au Synodikun d'Atlianase. F. Geppert, Die Qv.ellen des Kirchenhistorikers Socrates (1898), p. 109.