SocnvT. ibid
L'OLIGARCHIE EUSÉDIENNE. 393
ser protester à Constantinople la décision par eux prise au concile de Jérusalem, se donnèrent rendezvous dans la ville impéi'iale pour peser sur Alexandre. Constantin joignit ses menaces aux leurs. On fixa le jour où Arius serait réintégré dans l'église : la veille de ce jour Arius mourut de mort subite dans les circonstances que l'on sait '.
I. So/.OMEN. Il, -2!i. Cf. SocRAT. I. 38. La mort d'Arius a été racontée par Atuanas. Epislula ad Serapionem de morte Arii (P. G. XXV, G85- (!89), nui n'était lias à Constantinople à cette date, mais (jui tenait le récit de son prêtre Macaire, le(|uel y était. Atiianase la raconte encore dHiis son Epistula ad episcopof! Act/yj/ti et Libi/ae, 19 {ibid. 581).
L'oligarchie épiscopale qui était toute -puissante sur Constantin ne pouvait être ébranlée par la mort d'Arius. Les Alexandrins réclamèrent en vain qu'on leur rendit Athanase : l'intervention du grand solitaire Antoine écrivant lettres sur lettres à l'empereur en faveur d'Athanase ne fut pas plus efficace. Constantin écrivit aux Alexandrins que l'exil de leur évéque était irrévocable, parce que leur évêque était un séditieux et qu'il avait été condamné par un jugement ecclésiastique. Il répondit à Antoine qu'il ne pouvait aller contre la sentence d'un concile, qu'on n'avait pas lieu de soupçonner d'avoir été portée à la légère : Athanase était un insolent, un superbe, un brouillon et un séditieux, sortes de gens que Constantin ne supportait pas. Au surplus, pensant mettre les Alexandrins d'accord, il frappa d'exil le chef du parti mélétien. Jean Arkaph'.
L'évêquc d'Ancyre, Marcel, était un nicéen de la veille, puisqu'il avait combattu larianisme au concile de Nicée ; il avait continué depuis et n'avait pas épargné les chefs de la réaction eusébienne, ni surtout un sophiste qui était à leur solde, Astérios : l'autre l'accusa de tomber dans les erreurs de Paul de Samosate. On ne pardonna pas à Marcel d'Ancyre de n'avoir pas à Tyr voté avec le concile, et pas davantage