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L OLIGARCHIE EUSÉBIENNE. 395
à Jérusalem, d'avoir même refusé de prendre part à la dédicace de ïAnastasis, sans doute par mépris de l'empereur. Les évoques qui étaient venus à Constantinople pour la réintégration d'Arius, se donnèrent la satisfaction de condamner Marcel d'Ancyre et de le déposer '. A Constantinople, peu après la mort dArius, l'évèque Alexandre étant mort, ce fut un nicéen qui fut élu, Paul, en dépit d'Eusèbe de Nicomédie qui avait soutenu son compétiteur arien, Macédonius. On ne pardonna pas à Paul son élection : on l'accusa de l'avoir achetée, on l'accusa de mauvaises mœurs, on réunit un synode qui le condamna. Constantin l'exila aussitôt ^. Constantinople se trouva comme Alexandrie sans évèque.
Ce dernier succès d'Eusèbe de Nicomédie fut court, car Constantin mourut sur ces entrefaites (22 mai 337), et Paul put revenir à Constantinople avec le nouveau règne. Constantin, se sentant mourir, s'était fait porter à Drepanum (Helenopolis), la ville natale d'Hélène : il demanda et reçut dans la basilique de Saint-Lucien l'imposition des mains qui le fit catéchumène ^. Quelques jours après, on le transporta dans sa villa d'Ancyrona aux abords de Nicomédie, où Eusèbe de Nicomédie, entouré d'évêques, lui administra le baptême. Ce fut une iin très belle par la foi et l'esprit de pénitence qu'y mit l'empereur. « Si le Seigneur, maître de la vie et de la mort, me rend la santé, dit-il, s'il permet que je sois désormais une ouaille de son peuple et que je prenne part dans l'Eglise aux prières de tous, je m'imposerai