‹ La paix constantinienne et le catholicismeChapitre 199 sur 274 · ErsEii. Ibid · texte numérisé non relu

ErsEii. Ibid

L'OLIGARCHIE EUSÉHIENNE. 397

disposa autour des lumières sur des chandeliers d'or, et nuit et jour on veilla le mort. On n'avait jamais vu pareille pompe depuis le commencement du monde, assure imperturbablement Eusèbe ^ Les comtes, les chefs de l'armée et de l'administration, « qui avaient pour loi ancienne d'adorer (Trpoax'jveïv) l'empereur «, ne renonçaient pas à ce cérémonial, et rendaient au mort les mêmes hommages, « ils fléchissaient le genou et ils adoraient » (YovuKXivetçrjiTTrâJlovTo). Les membres du sénat faisaient de même. Cela dura longtemps, parce que l'armée voulait qu'on attendît pour ensevelir Constantin l'arrivée de ses fds : « Il régnait encore après sa mort, seul de tous les mortels, le bienheureux-. » Enfin vint la cérémonie dernière : au milieu des rangs militaires (aùv toî; ffTpaxiwTtxoît; TâY[xaatv) parurent les ministres de Dieu (oi loZ ôsoù XsiToupYoî), et avec eux la foule du peuple chrétien : on « offrit à Dieu les prières pour l'âme de l'empereur », on célébra « la mystique liturgie ». Le bienheureux reposait sur un haut catafalque, le peuple mêlait ses larmes à celles du clergé^. — L'administration impériale, l'armée, puis, à son rang bien subordonné désormais, le sénat, c'était l'Etat soumis au prince, au « sauveur », jusque dans l'étiquette singulièrement expressive de l'adoration. En face de l'Etat, l'Eglise en prière, liée au prince seul d'un lien qui est le vieux lien du loyalisme, et le lien nouveau de la reconnaissance, jointe à la vénération qu'elle vouait à un prince dont Dieu avait fait l'instrument de sa providence.

L'historien Eutrope, résumant le souvenir que

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