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'i08 LA PAIX CONSTANTIMENNE.
les évêques de la catholicité pour faire savoir qui était Pistos et pour déjouer cette intrigue '.
On recourut à une procédure plus perfide. La sentence du concile de Tyr de 335 qui avait déposé Athanase n'avait pas été abrogée. Un prêtre, Macaire, et deux diacres, Hésycliius et Martyrius, furent dépêchés par les Eusébiens à Rome, auprès du pape Jules, et d'autres émissaires envoyés auprès de Constantin II et de Constant -. Athanase se défendit aussitôt auprès des deux empereurs (nous savons du moins qu'il écrivit à Constant) : les émissaires que les Eusébiens avaient envoyés aux deux cours d'Occident furent éconduits ^. Ils furent mieux accueillis par Constance II, qui prit au sérieux les imputations que 1 on articulait contre Athanase, et le lui témoigna par une lettre qui ne présageait rien de bon^. Restait Rome.
Rome, depuis si longtemps tenue à l'écart par la politique constantinienne, rentrait en scène : l'oligarchie eusébienne recourait à elle et la faisait juge de l'illégitimité de l'évêque d'Alexandrie, déposé trois ans auparavant à Tyr. — L'évêque de Rome avait bien des raisons d'être en défiance, car la première démarche des émissaires d'Eusèbe avait été de lui demander des lettres de communion pour Pistos. Sur ces entrefaites, étaient arrivés les prêtres envoyés par Athanase à Rome, qui avaient fourni la preuve qae Pistos était un excommunié ordonné par un excommunié : l'évêque de Rome avait compris que les Eusébiens cherchaient à lui faire par surprise