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LA PAPAUTÉ A SARDIQUE. 411
gne que les Eusébiens aient saisi de leurs griefs les trois empereurs. Encore son indignation est-elle émue, moins par le fait d'évêques dénonçant un évêque au prince, que par la violence de cette dénonciation, qui recourt à tous les moyens, à commencer par la calomnie, pour obtenir contre Athanase une sentence d'exil, sinon de mort.
11 discute les griefs échafaudés contre Athanase. Il établit que Télection d' Athanase est inattaquable. Il repousse les calomnies que Ton a répandues à l'occasion de son retour d'exil. Puis, il discute à fond la sentence portée contre lui par le concile de Tyr. Ici se fdit jour une considération d'ordre juridique et dogmatique. La synodale d'Alexandrie, en effet, sétonne de voir la légitimité de l'épiscopat d'Athanase attaquée par qui? par Eusèbe, qui a été naguère déposé de son siège de Nicomédie pour avoir fait cause commune avec les Ariens « réprouvés par le concile œcuménique >i (aTTo Tr,ç auvoSou otxout/.£vt>tY;<; àTroâoxiaaaôÉvxai;).
Ils veulent anéantir ce vrai synode, et ils tentent de couvrir leur mcchanl complot (de Tyr) du nom de synode. Ils ne veulent pas respecter les décisions de celui-là (le concile de Nicée], ils veulent imposer leurs décisions (de Tyr). et ils osent parler de synode, eux qui n'obéissent pas à vn aussi grand synode (que celui de Nicée). Ils ont bien souci d'un synode! Ils s'en donnent du moins les apparences, pour pouvoir anéantir les orthodoxes et supprimer les décisions portées contre les Ariens par te vrai et grand synode (de Nicée) ^
Cette phrase abrupte dit fortement ce qu'elle veut dire : elle pose comme une autorité souveraine le sy-